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mettre à ses protégés palestiniens de se défendre contre les accusations d'hérésie. Il assembla ensuite, en 809, à Aix-la- Chapelle, un grand synode, qui approuva l'écrit de Théodulphe, Deux députés furent chargés de porter à Rome les actes de ce concile. Au mois de janvier 810, le pape Léon III donna sa décision. Il distingua nettement la question dogmatique et la question liturgique, si malheureusement confondues par les Orientaux. Au point de vue dogmatique, il approuva pleme- ^jug'°°""' ment la doctrine de la procession du Saint-Esprit par le Père Sonvp ..iq et le Fils. « Celui qui ne croira pas suivant celle foi, dit-il, est condamné par la sainte, catholique et apostolique Eglise. » L'encyclique qui contient ces mots et que le Pape adresse à toutes les Eglises orientales, pour les instruire, « au; . bien que le monde entier », « de la vraie foi catholique », a tous les caractères intrinsèques et extrinsèques d'un acte donné ex cathedra. Quant à la querelle liturgique, le Pape, supposant sans doute, qu'il était imprudent de l'envenimer par une décision trop prompte, jugea bon de temporiser. Il déclara aux ambassadeurs de Charlemagne que, si on lui avait demandé conseil, il aurait dit de ne pas introduire le Filioque. Maintenant, le mieux serait, ajouta-t-il, de ne plus chanter le symbole dans le palais impérial, puisqu'on ne le chante pas à Rome. Ensuite, pour donner au monde chrétien un témoignage ostensible de la communauté de foi entre l'Orient et l'Occident, il fit graver sur deux tables d'argent, sans le mot Filioque, les textes identiques en grec et en latin du symbole de Nicée. Ces tables furent placées dans la basilique de Saint-Pierre '.
L'addition du Filioque, que le Pape n'avait pas formelle- L-gj^itio^ dn ment interdite aux églises franques.'se propagea lentement, FUt-.'jur éi par une sorte de poussée populaire à laquelle Charlemagne ne gèuêrali»e. s'opposa pas. En 1014 l'empereur saint Henri obtint par ses instances et comme une protestation contre la négation obstinée des Grecs, qu'on chantât le FiLoque à Rome même dans la messe solennelle. On le retrouve admis par les Grecs et par les Latins aux conciles œcuméniques de Lyon et de Florence.
Ici encore l'attitude de Charlemagne ne semble pas avoir dépassé la juste mes\ire qui convenait à un fils respectueux da