‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 216 sur 278 · I.ih ■onlif . yy>i „•• ?fi · texte numérisé non relu

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de 821 n"i5lait pas observée. Le Pape empêcha l'exécution de "(a coiidainiiation capitale, mais ne relira rien de ses légitimes prétentions au droit de rendre la justice sur l'Etat pontifical :

« Il faut que vous sachiez, écrivit-il à l'empereur Louis leGer- Fermeté d»

* , . . ^ . , Léon IV.

uianique, que nous ne laissons opprimer nos sujets par personne, mais, si la nécessité se présente, nous tirons vengeance immédiatement des outrages qui leur sont faits, parce que nous devons être en tout les défenseurs du troupeau confié à nos soins '. »

C'était en 833. Deux ans plus tard un nouvel incident ranimait le conflit.

Bien qu'à peu près impuissants à maintenir l'ordre dans Affaire de la l'Italie dite byzantine, bien qu'abandonnés de la plupart de conspiration leurs vassaux ou alliés, dont la dépendance était devenue *° 'rrec» **** ■ purement nominale, les empereurs byzantins voyaient, par une autre voie, se renouer leurs liens avec la péninsule italique. « S'il faut admettre de récents calculs, dit M. Bayet, cinquante miUe prêtres, moines ou laïques, émigrés d'Orient pendant la querelle iconoclaste, étaient venus fortifier en Italie l'élément grec. En Calabre seulement, deux cents mo- influença nastères basiliens environ dateraient de cette époque. L'em- ^"^"aUg. pereur rattachait au patriarche de Constantinople les évêchés de ce pays, et les couvents, devenus des centres de culture littéraire, propageaient autour d'eux la civilisation byzantine *. » L'influence grecque se propageait plus encore en Italie par les grandes cités commerçantes, telles que Naples, A.malQ, Gaëte et Venise, qui, parles comptoirs qu'elles possédaient en Orient, étaient des clientes de l'empire. Venise fournissait à l'empereur des troupes auxiliaires et même des flottes pour l'aider à lutter contre les Sarrasins. La bonne en- Jente avec la cour de Constantinople n'était donc pas à négliger. Nous avons v-u qu'elle avait été gravement compromise en 8S1 par les fiançailles de Louis II avec Engelberge, célébrées au mépris d'une parole donnée à la fille de l'empereur Michel III. Sur ces entrefaites, le bruit se répand cpi'un des grands dignitaires de la cour romaine conspire en faveur des Grecs contre l'empire. Le gouverneur du palais pontifical,

i. P. £., CXV, 669. Cf. ibid.. col 657.

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