‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 222 sur 278 · n«rt!ii, Wit âa Conoiles, V, 44«i · texte numérisé non relu

n«rt!ii, Wit âa Conoiles, V, 44«i

t. M*ii9i, XV, <15.

8 ntràiÀ. V. H2.

4. MiTRoi-Biii, dans M»iigi, XVI, 415. Mdirophane. évêque de Smyrne el COntPmpiruln de Photius e;il cmnu pur un frnRtnpnl d'ouvrage sur la Trinili •t par une leltre importante sur les avènements de son temps.

SAINT EMPinK r.OMAIN 407

La première assertion était une hypocrisie, la seconde était une équivoque, laissant entendre que Photius reconnaissait les droits d'Iynace et ne se considérait que comme un coadjuleur soumis. Ignace, en effet, par amour de la paix, venait de dire qu'il consentirait à s'incliner devant la force, si on lui donnait un coadjuteur régulièrement nommé '. Cette éqvdvoque peut seule expliquer le grand scandale d'un épiscopat tout entier se rangeant, à un moment donné, autour de l'usurpateur.

Mais, enivré par son triomphe, Photius viole sa parole. Il L'anpd «« prononce la déposition d'Ignacp. Lépiscopat grec se scinde '*P** alors en deux partis. Tous les moines suivent le parti fidèle à Ignace ; et le saint évêque fait entendre le cri qui doit mettre fin i toute querelle dans l'Eglise : « J'en appelle au Pape, Ad Pa-

xm provuco * ! » L'habile Photius ne veut pas rester en retard.

.'appel au Pape ! il l'adresse à son tour dans une lettre cha- .dureuse, chef-d'œuvre d'hypocrisie, où, après une profession de la plus pure foi catholique, il emprunte à saint Grégoire le Grand les expressions les plus pathétiques pour déplorer sa propre indignité et se jette aux pieds du Pontife de Rome en lui demandant ses prières. I^hotius est peut-être le plus irrésistible charmeur d'hommes qui ait paru dans l'histoire. 11 le sait. Il a pu se vanter (jue ses amis l'aient aimé plus que leurs parents '. Un suint comme Cyrille, l'apôtre des Slaves, pour avoir été son élève et avoir subi la captivante influence de sa parole, ne se déprendra jamais d'une vive sympatliie personnelle pour cet homme, dont il déplore les erreurs. Photius connaît sa force. Ce qu'il a obtenu de l'épiscopat grec, ne pourrait-il pas l'obtenir du Pape lui-même? Tandis qu'une ambassade, envoyée au «^^^^^j^^ ^^ nom de l'empereur et au nom du patriarche, part pour Rome, tfiiuationg da chargée de riches présents, Michel III informe mensonge- cU«.

rement le Souverain Pontife que le malheureux Ignace, sous le coup de vagues soupçons qui pèsent sur lui, s'est retiré dans un couvent. Bref, on laisse entrevoir au Pape que de terribles divisions. conUe-coups de la querelle iconoclaste, sont sur le point d'éclater à Constanlinople, qu'un concile y sera nécessaire, qu'il est urgent d'j envoyer deux légats. La machina-

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