lUnce^niTaiR, Bût. de l'Eglise, III
3. I-e réducteur de la notice sur saint .Nicolas !•' Insérée «n Liber Pnniifttalis, probalileincnl Annptase le bibliollirmire, n'a pas encore une connm'sancc cei'taino de la ri''int>'-grntion d'l):nrti'e 11 In n.cnti nue comme uu bruit, licul lama se Uatuit. Lib. Vout., 11, 100 el ISO, noie tiO.
LB SAINT EMnRE no.MAi:t 411
tourmentée encore, les droits imprescriptibles de la Papauté. C'est cette doctrine de Nicolas 1" qu'il nous reste à escpiisser, pour donner la vraie physionomie de sou pontificat.
Saint Nicolas n'a pas exposé dans un traité spécial sa con- Dooirinesds ception du Pouvoir pontifical au Moyen Age. Mais en par- gur le VJuvui» courant son bullaire et sa correspondance on se convainc poDiificftl, bientôt que cette conception est la plus complète que nous puissions rencontrer de saint Grégoire le Grand à Boniface VIII. Ce qui caractérise ses vues, c'est qu'elles émanent d'un esprit dont les tendances pratiques se trouvent harmonieusement complétées par les aptitudes philosophiques. 11 expose la plupart du temps ses idées à propos d'une afîaire particulière, mais il cherche toujours à les rattacher à un grand principe de religion ou de gouvernement.
Les théologiens et les canonistes ramènent généralement à trois les prérogatives qui constituent la primauté pontificale : ce sont la primauté du sacerdoce, la primauté de l'enseignement doctrinal et la primauté du gouvernement, ou, pour employer les expressions classiques, la primauté dans le ministère, dans le magistère et dans le pouvoir disciplinaire {in ministerio, magisterio et imperio).
Saint Nicolas a affirmé ces trcàs pouvoirs avec la plus grande précision.
En face de Photius et des évêques orientaux, comme en \\ affirme u présence de l'épiscopat d'Occident, il proclame la supré- ^iVacaîe^da""* raalie de son ministère sacerdotal avec une force et une clarté '<'• sacerdoce, sans égales : « Le Pape tient la place de Jésus-Qirist dans l'Eglise universelle, écrit-il ; la Providence divine l'a mis à la tête de l'Eglise universelle et a fait de son apostolat comme la pierre angulaire de l'Eglise ; l'Eglise romaine est la mère de toutes les églises '. »
Quant à la primauté dans l'enseignement doctrinal, qui a