‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 232 sur 278 · CsauicB, Antiquitatet rentm brilanmcarum, p. i · texte numérisé non relu

CsauicB, Antiquitatet rentm brilanmcarum, p. i

î. Di Wdif, Histoire rif la philosophie medieiale. p. Mit.

8. Die Lthre vont gôitlirhen t'benbttde un Menschen. Tùbinger (Juartaltehrifl, 1830; cité par Saint-René TAiLLAnniim, /. c, p. 269.

♦. Staudoninayer, professeur de Ihfolopie à l'université catholique de FrlbODrg-en-Brisgau, Scol Erigena und die Witsenschafl seiner Zeit.

B. De divisione nalurr, I. 11, ch. xiit. P. L., CX.MI, S79.

%, PtrpétuUi de la foi, 1. XII. Saint-René Tailusdiu, Scol Érigent, p. 47.

giistin, qui tenait seulement à repousser une interprétation « capharnaïte » trop grossière, sans nier la réalité du corps et du sang de Jésus-Christ. Or, Paschase Radbert compose L'ioisrprW»en 831 et publie en 8i4, avec ujie épître dédicatoireà Charles de°t«ini*Pâîle Chauve, un traité Du corps et du sang du Seigneur, où, '^'"ît^*' suivant le courant ambrosien, il semble, dans sa dialectique de barbare moins nuancée que celle du docteur milanais, peut-être aussi avec vm esprit plus naïvement curieux, dépasser son maître. Ce qui est présent dans l'Eucharistie, dit-il, c'est vraiment le corps et le sang qui sont nés de la Vierge, c'est la chair qui a été suspendue au bois de la croix,' c'est le sang qui a coulé du côté du Christ ' . Ce qui manque à cette chair et à ce sang, c'est seulement l'apparence visible e* tangible '. Cette chair et ce sang sont vraiment en contact avec nos entrailles, sont notre vrai aliment, comme disent les textes liturgiques '. Et quand on lui demande ce que devient cet aliment dans notre corps, Paschase, sans aller jusqu'à la théorie grossière des « stercoranistes », écarte la question plutôt qu'il ne la résoud '.

Cette doctrine soulève aussitôt les contradictions les plus L'interprét»vives. Le savant Raban Maur, moine du monastère du Fiûda, ^"^^ RahM** futur archevêque de Mayence, ne pouvant accepter que le Maar. corps du Christ puisse être digéré, va jusqu'à nier qu'il soit le même qui est né de la Vierge Marie '. Scot Erigène va jus- ^'à dire que l'Eucharistie n'est qu'vme figure *.

Le traité de Ratramne, De corpore et sanguine Domine, est iédié, comme celui de Paschase Radbert. à Charles le Chauve, |ui encourage la controverse. Pour Ratramne, le pain et le fin ne subissent pas la moindre mutation. Ils demeurent ce qu'ils étaient. Ce sont eux et eux seuls qu'on digère et qui uourrissent'. Quant au corps et au sang de Jésus-Christ, ils

1. Ici Paschase Radbert invoque on texte qu'il croit de sridI Aaguetin et fa'one critique mieux informée attribue h un inconnu bien postérieur. Cf. BiTirroL. Eludet de théologie pojid'tx, i' série, 3* édition, p. 367

2 Dt oorp. et sang., XIII, 2. P. L CXX. 1315

3. Corpus tuum. Domine, hœreat in visceribtts noëtrit (f . L> aLZXII, 316)« Calestië vitœ mumre vegetaii {P. L., LV. S6U

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