‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 239 sur 278 · LE « SIÈCLE DE FER · texte numérisé non relu

LE « SIÈCLE DE FER

Quelques jours après la mort de saint Nicolas I", Anaslase le Bibliothécaire écrivait à Adon de Vienne, le célèbre auteur du Martyrologe qui porte son nom, les lignes sai-

Stniitras pree- vantes : « Je vous annonce, hélas ! une bien triste nouvelle ;

'*^'"^'°'* * notre père et Pape de vénérable mémoire, Nicolas, a passé t

Niut Nkola». une meilleure vie, aux ides de novembre, et nous a laissés fort désolés... Maintenant, tous ceux qu'il a repris pour des adultères ou pour d'autres crimes, travaillent avec ardeur à détruire tout ce qu'il a fait et à abolir tous ses écrits... Je vous conjure d'avertir tous les métropolitains des Gaules... Au nom de Dieu, résistez à ce que l'on veut faire contre le pape Nicolas. Ce serait anéantir l'autorité de l'Eglise ' ».

Cet énigmatique Anastase, qui, avant d'être un politique avisé, avait été un habile conspirateur, voyait juste. Comrt, autant de forces longtemps comprimées, mais dont les ressorts n'auraient pas été brisés, toutes les jalousies, toutes les haines, toutes les passions brutales de cette triste époque étaient prêtes à se déchaîner. Les pontificats d'Hadrien 11 et de Jean VIII vont les contenir quelque temps encore. Mais après eux, ce

> f tiècU de sera ie débridement sans frein. Le savant et pieux cardinal

* Baronius, dans ses Annales, a consacré le nom de « siècl<

de fer », donné à cette période. « Ce siècle, dit-il, est juste-

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