Lib. PonHf., n. 1fi
S. Maiu, XVI, 11; P.X,.,GXXIX. 2t et a.;Btaoim» ann M9'HeWii.lT «T-mt,
43^ UUrOIHE GÉNÉRALE DU L CU1.1S8
\na^ia»«l« Cet l'trange personnage, que nous avons vu briguer inso* ■ lemmenl le Souverain Ponlifîcat, ce prêtre excommunié par saint Léon lY, s'était refait une virginité dans sa retraite. Se* créttiire de Nicolas I", qui avait su utiliser ses hautes facultés dans la diplomatie et dans l'administration, cet ancien révolutionnaire était devenu le plus intelligent défenseur du pouvoir pontifical. Sa vie privée est un mystère ; sa carrière publique fut, à bien des égards, un bienfait. Dans les débat» du Pape avec Pholius, c'est Anastase qm avait, la plupart du temps, tenu la plume, et mis au service de l'orthodoxie les richesses de son érudition. Hadrien 11 lui maintint ses fonc- Uons de préposé aux lettres pontificales et le nomma bibliothécaire en titre de l'Eglise romaine '. Sous l'autorité d'un Pontife dont la clairvoyance et la fermeté n'égalaient pas celles de saint Nicolas, la vieille ambition d' Anastase se réveilla-t-elle ? Faut-il mettre uniquement sur le compte de son père et de son frère le drame mystérieux et sanguinaire qui devait assombrir les dernières années d'Hadrien II et porter une grave attteinte au prestige du Souverain Pontificat? O'o'jtl» aœW- Depuis quelque temps Anastase semblait s'être dégngé de la "*»»n«. ^' tutelle de son père Arsène. Celui-ci, toujours apocrisiaire du Saint-Siège, s'était montré partisan trop absolu du pouvoir impérial. Anastase l'avait contrecarré sur ce point '. Saint Nicolas, qui utilisait les services d'Arsène comme ceux de son fils, ne l'avait pas ménagé à l'occasion. Un jour que le fastueux évêque d'Orta se présentait à une procession, vêtu d'une riche pelisse à la mode juive, le Pape, indigné, lui avait donné l'ordre de déposer à l'instant son singulier costumeMJne autre fois, le Pape ayant eu lieu de supposer que certaines sommes, destinées au trésor pontifical, avaient passé dans la cassette de l'apocrisiaire, lui en avait demandé un compte sévère
1. Annales lurt., ann 868. — L« bibliothécaire de l'Églist romaine était Ut personnage très ioiportant ; c'est à lui qu'on avait recours quand, puur 1* décision des grandes affaires, on avait l)cfoin de consulter les anciens documents. Il est plusieurs fois qupttioD du bihiiothccaire du Saiut Siège dans le Lib. Poutif. Le premier bibliothécaire connu est Gré^'oire, qui depuis devint Grégoire II (L. Pont., I, 396, 410j. Cl. Dd Cuici, Glotsarium, y Bibliothea»riut.