LA FABLE DE LA PAPESSE JEANNB
1 3 i**gende po- On trouve dans divers écrits du Moyen Age, dont aucun ne pu aire. remonte authentiquemcnt au delà du xii* siècle, l'histoire romanesque d'une jeune fille, que la plupart appellent Jeanne, que d'autres nomment Agnès, Gilberte, Jutta ou Théodora. Cette jeune Glle, née à Mayence, se serait rendue à Athènes, déguisée en homme, y aurait fait de brillantes études, et serait ensuite allée à Rome, où sa science lui aurait fait obtenir une chaire de philosophie. A la mort de saint Léon IV, en 853, la voix unanime du clergé aurait élu pour Pape le brillant philosc he, ou plutôt l'habile jeune fille, laquelle aurait gouverné l'Eglise pendant plus de deux ans. Mais un jour qu'elle présidait ime procession solennelle, elle aurait, à la stupéfaction imiverselle, mis au monde un enfant et serait morte aussitôt après. On l'aurait ensevelie au lieu même de sa mort, à Saint-Jean-de-Latran, mais ea décidant d'omettre son nom dans le catalogue des Papes.
têt iirirnrDenii Quelcpes historiens ont cru autrefois pouvoir considérer ce "flveur Je " ''^*^'^ Comme historique ', et ont invoqué en faveur de son histo-
Jeiii-ipi.c^ ,!e ricilé : 1" l'autorité des dominicains Martin de. Pologne et la paji^ufe . ... .
Jeune. Etienne de Bourbon, '^ vivaient au xni* siècle, et qui racontent le fait; 2' plusieurs manuscrits du Liber Pontifica' lis, qui contiennent l'histoire de la papesse ; 3* deux listes de Papes, qui semblent rédigées à la fin du xu* siècle et qui portent ces mots : Papissa Johanna. non numeratur, « On ne compte pas la papesse Jeanne » ; 4» l'existence à Rome, à Sienne et à Bologne, de statues élevées ea l'honneur de la
1. Un Real historien dn ni* d^cle, Kist, ■ osi ton tenir l'existence de la papesie Jeaaue. Cl. Kaiua, Hitt. <U l'Églùe, t. U, p. 113 (8« édition (rançslse).
LE SAl^^ EMPinc no.MAJR