‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 39 sur 278 · Rp. m, 65, P. t., t. LX.XVII, col. 662 et · texte numérisé non relu

Rp. m, 65, P. t., t. LX.XVII, col. 662 et

! Vuir le> expTUpItrs dires pur le K. P. Paiuoiiii, L'Eglhe bytaittint, p SO, •l par la II. P. ViiLui, Dict. d» Thiolujie, nu mut Cun^ianli/tOi-U, col 1333-1334.

3. 6'i t/uaiititaUm termonii attenctimut , quœ sunt tyllalitr; ti vtro yu>i4ut inljui.atUfUntveita l'ernicie: Ep. VU, 33, f. L., LX.Wll, f^l.

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leur grande ville, de leur place éminente auprès de l'empereur, incapables de compter pour quelque chose ce qui n'était ■pas grec, ils s'habituaient à se considérer coiuaie le cei.tre du imonde chrétien '. »

L'évêque qm occupait le siège de Constantino|jle à la fin du Caractère aa IV* siècle était ce Jean IV, dit le Jeûneur, que Grégoire avait ''''jeau. déjà rencontré pendant sa nonciature. Par l'àpreté et la ténacité de son caractère, par la faveur impériale qui iid était acquise, ,par la réputation imiverselle de sainteté qui lui gagnait Les masses populaires, il semblait fait pour susciter un schisme- Son zèle ardent pour la répression des hérétiques lui faisait im renom de pure orthodoxie. Il n'est pas rare de rencontrer de .pareils sentiments dans les fauteurs de schismes et les initia- •teurs d'hérésies ; c'est la même tendance qui les fait despotes et révoltés, à savoir un attachement excessif à leurs propres idées. Le peuple, qui mesure souvent l'orthodoxie des hommes k l'empressement avec lequel il les voit suspecter celle des •autres, s'y laissa facilement tromper. Déjà, dans un concile de 538, Jean IV s'était attribué le litre de pali-iai-che œcuménique, et, au dire de saint Grégoire, il l'aurait fait en des termes tels, •qu'il eu amait modifié le sens traditionnel, en se le réservant à lui seul, à l'exclusion de tout autre '. Les actes de ce concile ne nous sont malheureusement point parvenus et ne nous yermeltenl pas de conti-ôler l'impression du Pontife de Rome. Jean lY ne tarda pas d'ailleurs à manifester l'esprit d'indiscicpline qui l'animiùt. Au mois de juillet o93, Grégoire apprend qu'un prêtre nommé Jean et quelques moines d'Isaurie, dont A.T.iirc des un prêtre, ont été accusés d'hérésie par le patriarche, et que "'O'^^^^^^^s*''l'un d'eux, le prêtre moine, a reçu des coups de bâton dans 'Une église de Constantinople. Il se plaint. Le patriarche répond qu'il ignore de quoi il s'agit. Seconde lettre de Grégoire, pleine d'indignation. « J'ai reçu une missive portant votre nom, écrit le Pape, mais je ne veux pas croire qu'elle soit de vous. Qu'y aurait-il de pire, que des serviteiu-s de Dieu fus-

1. DocBis.iB, Eglises léparées, Paris, 1896, 1 vol. in-12, p. 208.

t Ad hoc peiduclus et, ut despectU fratribu\ epii:o/us appela* lolu* paciiri. Mimi, X. IX. col. i2l7. Le Libtr Pontificalit donne la même intarycélttUon. JJiiii* lu aolii» sur le Pape Bonilace III (tJOT), il est dit, que (■'.celai» con-:Uni'i' ■ iiulU^,.a yniium se omnium eccUsiaiUiii sciibebaX. Lia. l'ont,, t. 1, p. 31i/.

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seul ainsi traités, et que le pasteur ne le sût pas?... Etran^'e prédication, d'ailleurs, que celle qui exige la foi à coups de bâton! ' » Kt il termine sa lettre en demandant au patriarche de s'expliquer devant son apocrisiaire, Sabinien, qui est prêt à trancher la question selon la justice.

Après bien des pourparlers, Grégoire finit par faire prévaloir le droit et réhabiliter les prêtres et les moines incriminés. Mais dans sa correspondance Jean le Jeûneur alTectalt de prendre, presf[ue à chaque ligne, le litre de patriarche œcumé- Eoergiqoe» ei nique. Grégoire écrivit alors au patriarche Jean, à l'empereur irro't'rfuîtiori» M'urice, à rim[)éralrice Conslanlinc et â l'apocrisiairc Sabiàn faiDt Gré- jjjg,j quatre lettres admirables par l'éloquence, par la sagesse, par la profonde piété qu'elles respirent '. Ce que Grégoire reproche à révé(iue de Conslanlinople, c'est de troubler l'Eglise à propos d'un vieux titre, c'est de fomenter un esprit de division qui peut mener aux pires catastrophes, c'est de ne pas tenir compte des décisions de Pelage II, qui a proscrit cette dénomination orgueilleuse, c'est de ne pas imiter les évêques de Rome qui, au concile de Chalcédoine, l'ont refusée, d« peur de paraître s'attribuer h eux seuls l'épiscopat et le refuser à leurs frères '. Question de mot, dit-on. Mais il s'agit d'un mot qui, en fait, déchire l'Eglise. « Pure alfaire de titre [ Pure question de mot! s'écrie-t-il, c'est bientôt dit. Quand l'anléchrist s'iulilule Dieu, osez donc dire : pure affaire de litre, pure question de mot ! »

Saint Grégoire A partir de ce moment, Grégoire s'appellera toujours, dans

« ferTiieiirdes jgg adeg publics, le scrviteur des serviteurs de Dieu '. MPTileurs de ' ' ....

Di«u. » Quelque temps après, Euloge, patriajche d Alexandrie, lui

ayant, malgré sa défense, donné le nom de pontife œcuménique

dans une lettre, il le lui reproche en ces termes remarquables'.

a J'avais dit que vous ne deviez donner ce titre fastueux ni à mo

I ni à aucun autre. Je ne puis accepter une appellation qui, en

me rehaussant outre mesure, semble abaisser les autres. Cher-

1. Nova vero atque inaudita est itta prœiioatio; guat verberibui txigii fdem. Kp. III, 53, /'. L , LXXVII, (549. 2 J»»fi, 1357, 1360, 1352, 1358.

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