Jean Diacm, II
3. Tous ces témoignages et plusieurs antres, confirmés par la considération de plusieurs circonstances de la vie de saint Grégoire, se trouvent exposes iuui l'uuvrugu <le M. Améilée GasIouA : Les origines du chant romain, i •tnt'p^tonaiie G'^gurien, l'atin, l'JU7. M. Gasioué reconnaît duos les oriKinca du cbunt (grégorien trois éléments, l'un Uébraïque. le secuuil gnosli(|ue et le trjisi6me gréco- romain. Saint Grégoire se défunil d'avoir rien iuipoilé k Rome \ei usages byzantins. Ikrti, ib'J), R>g , I.X, ',16 ^I.V, t2).
K. .M. Gevaert ayant refusé d'admettre que le citant dit grégorien remonte t saint Grégoire et ayant prétendu que Jean Diacre, esprit peu critique, avait '.il cuu.'oudre Grégoire 1*' avec Grégoire II ou Gréguire III (Les ori^jinet du
l'église dans son clmue 91
Jamais le saint Pape ne voulut pourvoir à la belle exécution des chants au détriment de la dignité ecclésiastique. Le premier canon du concile romain de 395, proposé par Grégoire et acclamé par les évêques, est ainsi conçu ; « La coutume s'est depuis longtemps introduite dans l'Eglise romaine d'ordonner diacres des chantres, et de les employer à chanter, au lieu de les faire prêcher ou de leur confier le soin des pauvres. 11 est résulté de là que, pour recevoir quelqu'un aux ordres sacrés, on a beaucoup plus eu égard à une belle voix qu'à un caractère irréprochable. Aussi ne devra-t-on plus faire chanter les iiacres à l'Église, sauf l'évangile de la messe ; les autres leçons seront chantées par les sous-diacres ou même par les minorés '. »
On cite peu d'églises construites par saint Grégoire. 11 eut beaucoup plus à s'occuper, suivant une remarque de son biographe, des édifices spirituels que des temples matériels ". Le temps des invasions des barbares était oeu propice à de tel» travaux .
Le besoin le plus pressant à cette époque était le soin des i." o-iTe» pauvres. Les guerres et les calamités de toutes sortes dont nous jajjit Gréavons parlé, avaient causé une misère effroyable. De malheu- S"'-'*' reux fugitifs, chasses par les Lombards, venaient se réfugier à Rome. Une lettre du Souverain Pontife, écrite à Théoliste, soeur de l'empereur Maurice, nous apprend qu'il avait, en 593, trois mille religieuses à sa charge '. La charité de Grégoire se montra à la hauteur de ces terribles nécessités. Par ses diacres, par lui-même, il distribua les plus larges aumônes. A chaque grande fête, et tous les premiers jours du mois, il présidait à des distributions de blé, de vin, de légumes, de viande, de poisson et de vêtements* : « l'Eglise, dit Jean
chant liturgique de l'Eglise latine, nn Tol. in-4<>, Gand, 1890), Dom Germaia Morin a délendala thèse traditionnelle (L'Origine du chant grégorien, 1691). Cf. Dom PoTDiiiB, Aiusica sacra, p. 38 et (.