‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 49 sur 278 · Jean Diacm, II · texte numérisé non relu

Jean Diacm, II

3. Tous ces témoignages et plusieurs antres, confirmés par la considération de plusieurs circonstances de la vie de saint Grégoire, se trouvent exposes iuui l'uuvrugu <le M. Améilée GasIouA : Les origines du chant romain, i •tnt'p^tonaiie G'^gurien, l'atin, l'JU7. M. Gasioué reconnaît duos les oriKinca du cbunt (grégorien trois éléments, l'un Uébraïque. le secuuil gnosli(|ue et le trjisi6me gréco- romain. Saint Grégoire se défunil d'avoir rien iuipoilé k Rome \ei usages byzantins. Ikrti, ib'J), R>g , I.X, ',16 ^I.V, t2).

K. .M. Gevaert ayant refusé d'admettre que le citant dit grégorien remonte t saint Grégoire et ayant prétendu que Jean Diacre, esprit peu critique, avait '.il cuu.'oudre Grégoire 1*' avec Grégoire II ou Gréguire III (Les ori^jinet du

l'église dans son clmue 91

Jamais le saint Pape ne voulut pourvoir à la belle exécution des chants au détriment de la dignité ecclésiastique. Le premier canon du concile romain de 395, proposé par Grégoire et acclamé par les évêques, est ainsi conçu ; « La coutume s'est depuis longtemps introduite dans l'Eglise romaine d'ordonner diacres des chantres, et de les employer à chanter, au lieu de les faire prêcher ou de leur confier le soin des pauvres. 11 est résulté de là que, pour recevoir quelqu'un aux ordres sacrés, on a beaucoup plus eu égard à une belle voix qu'à un caractère irréprochable. Aussi ne devra-t-on plus faire chanter les iiacres à l'Église, sauf l'évangile de la messe ; les autres leçons seront chantées par les sous-diacres ou même par les minorés '. »

On cite peu d'églises construites par saint Grégoire. 11 eut beaucoup plus à s'occuper, suivant une remarque de son biographe, des édifices spirituels que des temples matériels ". Le temps des invasions des barbares était oeu propice à de tel» travaux .

Le besoin le plus pressant à cette époque était le soin des i." o-iTe» pauvres. Les guerres et les calamités de toutes sortes dont nous jajjit Gréavons parlé, avaient causé une misère effroyable. De malheu- S"'-'*' reux fugitifs, chasses par les Lombards, venaient se réfugier à Rome. Une lettre du Souverain Pontife, écrite à Théoliste, soeur de l'empereur Maurice, nous apprend qu'il avait, en 593, trois mille religieuses à sa charge '. La charité de Grégoire se montra à la hauteur de ces terribles nécessités. Par ses diacres, par lui-même, il distribua les plus larges aumônes. A chaque grande fête, et tous les premiers jours du mois, il présidait à des distributions de blé, de vin, de légumes, de viande, de poisson et de vêtements* : « l'Eglise, dit Jean

chant liturgique de l'Eglise latine, nn Tol. in-4<>, Gand, 1890), Dom Germaia Morin a délendala thèse traditionnelle (L'Origine du chant grégorien, 1691). Cf. Dom PoTDiiiB, Aiusica sacra, p. 38 et (.

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