‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 50 sur 278 · Diicii», II · texte numérisé non relu

Diicii», II

M msToinE générale de l'église

Diacre, était devenue comme un magasin, où tout le monde accourait ' ». Le saint Pape disait : ce sont ces souiTrances des pauvres et les aumônes des riches qui sauveront la cité '.

Cette charité n'était pas faite au hasard. Un ordre parfait y présidait. Des diacres, choisis parmi les hommes probes et intègres, en avaient la haute responsabilité : des vidâmes étaient chargés de donner l'hospitalité au nom de l'évéque, des femmes pieuses, appelées matriculse ou mulieres de matriculi»^ étaient préposées à la direction d hospices charitables '. Plusieurs de ces hospices recevaient des contributions du public et du trésor de l'empire, et Grégoire veillait à la rentrée régulière de ces contributions '. Jean Diacre assure qu'on voyait de son temps, au palais du Latran, un registre de toutes les personnes à qui le Pape avait fait des distributions régulières *.

LHdminlKini- De pareilles nécessités sociales étaient une raison de plus ttoiuerpoui!- !"'"'■ Grégoire de veiller à la bonne administration du patri- ••ÎBir.rr' "^0'"^ pontifical. La gestion de ce patrimoine, ou plutôt de guira. ci:s patrimoines [patrimoniu), comme on les appelait, est peutitre le chef-d'œuvre du gér.ie organisateur de saint Grégoire. Les indications que nuus trouvons çà et là dans la coi-resj)ondance du Polife nous j)erineltcnl de reconstituer à peu [iPcs les cadres et le fonctionnement de celle œuvre admirable de prévoyance sociale et d'éducation morale.

Ces documents nous permettent d'abord de constater la grande importance de ces biens patrimoniaux '. Aux libé-

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