‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 62 sur 278 · lé. l'cnt., I, p · texte numérisé non relu

lé. l'cnt., I, p

7 il* Pont , I. p 317. note 3

8. Voir, iiir cctle queslim ViiTt (Jiijtiii, Les marfyrolnget Aifto-

riiUtiduM yeu Age, I vol ■ P»/i». IVUS, p. 63->, 6:W, 6*0. • En loiiilll*,

l'église daks son centre 105

s'iSlova dans les Gaules une discussion liturgique sur la coutume irlandaise de célébrer la Pàque, coutume importée ''"T "*•'■'"> "^^ en Gaule par saint Colomban. Celui-ci, accusé d être tombé Ir!..J- et eo dans le schisme q'.iartodcciman ', envoya aux évêques de Gaule, puis, en 606, au Pape lui-même, un mémoire justificatif. 11 demandait le maintien d'un usage dont on avait déjà exposé les raisons au pape Grégoire. Cet argument dut être décisif Nous n'avons pas la réponse de Boniface, mais elle fut évidemment favorable à saint Colomban, car le saint abbé conserva sa coutume lilurgique sans cesser de rester en communion avec le siège de Rome '.

Ainsi l'autorité de saint Grégoire, survivant à son existence terrestre, tour à tour invoquée par le peujile et par les plus grands saints, était capable de soutenir la faiblesse de ses successeurs, moins clairvoyants ou moins énergiques.

Elle n'y suffit pas toujours. Sous le même pontificat de Bo- Ser;j:u9 e»t niface IV, en 610, fut élu patriarche de Constantinople un <j3 goqsuuu jeune diacre de cette ville, Sergius, qui devait soulever de ""op'a (OlO;. longues et pénibles luttes dans l'Eglise. Le jour de son sacre, Sju caractèrs. m raconte qu'il alla se jeter aux pieds du grand thaumaturge le l'Orient, Théodore le Sykéote. Le saint l'embrassa et lui (iit : « Mon fils, Dieu vous a chargé si jeune de ce fardeau, afin que vous ayez plus de force pour souffrir les malheurs qui nous menacent ' ». Mais le jeune j;alriarche byzantin ne répondit pas aux desseins de Dieu sur lui. Ebloui par sa précoce élévation et comptant trop sur les moy(.ns huma'ns, que sa féconde intelligence lui suggérait, Sergius fut plus un homme d'Etat qu'un homme d'Eglise ; en poursuivant par la diplomatie et par l'intrigue la pa.ificalion de l'Empire, il devait affliger profondément le monde chrélieu.

conclut Dora Quenln, les origines de la Toussaint restent obscures... la fêta rJ(i^luil déjà an début du ix^ siècle. Le rioeumint île 770 vise t il une coutnme «tislant en Italie on simplement une lU'volion privée* Il ue semble pas que ca j^etit problème pni-^-^e arlueiteuieut être rétuiu »

1. Les Irlandais iilebraieiit la K'ii|u« d'après le compnt de Sulpica Sévom, tan>lis que les Gaulois suivaient le remplit de Denys le l'élit; la cuulucua 'rlanilaise pouvait fuire tomber les l'àijues le 14* jour a.jrèâ la nouvelle luuo l>8 m 1 accusation portée contre elle de participer à l'erreur dae quartort.''ciii:ans.

2 .VI»mtLu."i, Avakcia Bened , t I, p. 253, 261. Kéfélé dans le Diet. a» Thcui. c -th . do Wrtzke et v\ hlh, an mot Colomban.

3. La vif de tmint iliéoilore de Sykéoa, oa le Sykéot*- • éti éuril* peu i» ItM'.i* epi'"« «a ii'uii par tienrga.» Elausio'.

HISTOIRE GÉNÉCALB CE l'ÉGLISB

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Son portrail.

dit (615 618).

Honoriij» \" 625 635;

Son portrail.

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Sept mois après le sacre de Sergius, montait sur le trôna de Byzance le jeune fils d'un exarque d'Africpie, Iléraclius. C'était en octobre 610. Parvenu au souverain pouvoir, comuw» Phocas, par le meurtre de son prédécesseur, le nouveau Aâii/etia devait donner au monde, pendant trente ans, le spectacle d'une âme souvent capable d'hôroïsme, mais toujours inquiète et fiévreuse, d'un tempérament actif, mais inégal, passant de l'iD» dolence à l'agitation, de l'agitation à l'apathie. Un tel homme devait être un précieux et puissant instrument aux mains de l'énergicpie Sergius.

Quelques années plus tard et après les deux pontificats de Délsdedit (613-618) et de Boniface V (619-62o) ', qui furent marqués par d'importantes réformes liturgiques et disciplinaires *, le gouvernement de l'Eglise de Rome et de la chrétienté passa aux mains d'HoNonius, de Campanie, fils du consul Pétrone, qui devait tenir le siège apostolique pendant douze ans. Le Liber Ponlificalis fait l'éloge de sa bienfaisance et de son zèle pour l'instruction du clergé *. Jonas de Bobbio ', qui l'avait ^•u à Rome, vante la sagacité de son esprit et l'étendue de sa science, et ajoute que ce qui l'emportait chez lui, c'était l'humilité et la douceur. Ces qualités ne l'empêchèrent pas de tomber dans les pièges que lui tendit Sergius et de donner à l'Église le scandale dune défaillance momentanée.

Sergius, Héraclius et Honorius furent les premiers personnages mêlés à cette grande querelle du monothélisme, qui dura un demi-siècle, et où l'on vit successivement le spectacle d'un Pape fléchissant non dans la foi, mais dans le gouvernement de l'Église, puis d'un Pape mourant pour sa foi, et finalement d'un Pape faisant triompher la foi et son autorité souveraine dans un concile général.

t. Densdedit était Romaiii. dit le Liber Vontif. (1, 319) et fils du boq»> diacre Etienne. Boniface V était napolitain (Lib. Ponlif., I, 321).

2. IVu!«lr(lit. ^('ll^i^:iant cunire une tendance des premiers euccesaeurs da saint Irt'^oire h niulliplier le» priTilègi-s des moiuc9 au détriment du clergé, • rameiin les préties, dit le l.ih honc, h leurs anciennes situations • (Lifi. Pont. I, 3!9i. Boniface promulgua des n'-gleoiKnls importants sur les formalités des (e^tnments reçus par les notaires ecclésia^^tiques. sur le droit d'asif •t sur les attributions do acolytbes. Lib. f^nt., l, 321, oole 1.

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