‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 65 sur 278 · Il était oriKinaire de la Campante I.ib. Pontif., I · texte numérisé non relu

Il était oriKinaire de la Campante I.ib. Pontif., I

5 n après ileMalIng. La oirilialion b\/saiitine, p. 15i , Calllntoot n* 11 qne pertectionBer uo moyen de dofenbe oooou depuis ^v siècles.

l'église dans son CENTI'.B 117

garie, donnèrent la paix extérieure à l'empire. L'empereur songea alors à rétablir, de concert avec le pape Donus, puis avec le pape Agalhon, la paix religieuse'. Agatiion, sicilien de Saint Azathoa naissance, qui devait tenir le siège apostolique deux ans et ^ ' '' six mois, était, au dire de ses contemporains, « par sa douceur Soa portrait, et par sa bonté souriante, un charmeur ' ». Les actes de son pontificat montrèrent qu'il était aussi un sage, et ses vertus devaient le mettre au rang des saints. Le Pape et l'empereur ne tardèrent pas à se mettre d'accord. Agathon convoqua N.'ïociatioo plusieurs conciles provinciaux préparatoires, puis, au mi- ^ ""^ * '^'"*" lieu de l'année 680, à l'issue d'un synode romain, dépêcha à l'empereur des légats, porteurs d'une lettre oi!i le pontife, après avoir affirmé la doctrine des deux volontés dans le Christ, disait : « Considérez donc, ô prince très clément, que le Seigneur et Sauveur de tous, de qui vient la foi, ayant promis que la foi de Pierre ne défaudrait pas, l'a averti de confirmer ses frères. Aussi bien, chacun le sait, les pontifes apostoliques, prédécesseurs de mon infirmité, n'ont-ils jamais manqué à ce devoir' ». Cette dernière phrase, écrite quarante ans après la mort du pape Honorius, et à la veille du concile qui devait l'anathématiser, est remarquable • elle aUlrme qu'aucun des pontifes romains, donc pas même Honorius, n'a failli à son devoir de Pape.

Le 7 septembre 680, dans la grande salle à coupole du Pa- l^ vr« (:oo ;'» lais sacré, sous la présidence d'honneur de l'empereur Cons- (nî.''"«'c<>u»tantin IV et sous la présidence elTective des légats du Pape, u -ti- «..iei qui dirigèrent les débals, se réunit le concile, qui fut le 111' de Constantinople et le VI« œcuménique. Les actes en ont été conservés dans le texte grec original et dans deux versions latines anciennes. Les discussions portèrent uniquement sur la question du monothélisme. On ne tarda pas à s'apercevoir que le sophisme sur lequel cherchait à s'appuyer l'erreur monothélite, couduTinution était la confusion, que l'on s'obstinait à faire, entre la subordina- ^^ 'r"~L''^^'

1 . La lettre écrite an pape Donus arriva au pape Agalhon élu dans l'ia» tervalle.

2. Tantum benignua et mansuetus fuit ut etiam omnibus hilaris et iocundtts comprobaretur. Lib Pont , I, 350.

3. Quod apostolieos ponlifîoi-s. ejcipi.ilati'- nnstrne prœdece stores, confldentts fttisse stmper, cunctis est coynitum. HàBSODU, Aota oonciliorutn, III, 1079 1083.

il8

HISTOIRE GÉNÉnALE DE l' ÉGLISE

lion de la volonté humaine à la volonté divine ciV absorption de la volonté humaine dans la volonté divine. « Comment, s'écriait l'acharné défenseur de l'unité de volonté, Macaire d'Antiochc, comment pouvei-vous admettre la possibilité d'un conflit d» deux volontés dans Jésus-Christ ! Ce serait diviser le Christ en deux ! Pour moi, j'aimerais mieux être coupé en morceaux et jeté à la mer que d'admettre cette doctrine '. » Sophrone avait déjà donné des réponses définitives à ces questions. On les répéta, mais sans succès. Le concile déposa le patriarche obstiné. Puis, les débats terminés, dans leur 17* et avantdernière session, les Pères du Concile portèrent un décret dogmatique : « Nous proclamons, disaient-ils, deux vouloirs naturels, cJo jjitv çjaixi ei).r;,miTa ', et non pas, il s'en faut, deux vouloirs naturels opposés l'un à l'autre, mais un vouloir humain subordonné au divin et puisianl ^ouloir ». Dans la 18* et dernière session furent volés les analhèmes suivants : Anatbème " Nous anathématisons Théodore de Pharan, Sergius, Paul, P|.ri(i cnutre Pyrrhus et Pierre de Conslantinople, Cyrus d'Alexandrie, et, avec eux, Honorius, jadis évêque de Rome, qui les a suivis,

xat oùv «jToT; 'Oviipiov, tov xy,i 'Ptôur,; ^,YOjfiivov, «!>; Èxîiyo:; Èv tojtoiç

àxoXouOilîiivTi ' ». « Nous anathématisons les inventeurs de la nouvelle erreur,... et aussi Honorius, qui, au lieu de pacifier cette Eglise apostolique, a permis que l'immaculée fut maculée par une trahison profane*. »

Ces analhèmes portés par un concile œcuménique contre un Pape, à titre d iiérétique, ont paru si invraisemblables à Pighi, à Baronius, et à quelques autres historiens, qu'ils ont mis en doute l'authenticité des passages concernant Honorius. Le nom d'Honorius, ONUPIO.V, aurait été lu au lieu de eEO.ViiPO.s, Théodore, nom du patriarche de Constantinople convaincu de monophysisme. Cette explication doit être abandonnée. Le témoignage de divers manuscrits et la multiplicité des allusions au pape Honorius, qu'on trouve dans les plus anciens documents, ne permettent pas de mettre en doute l'authenticité d»*

Anthentlcili^

Ci'< S' te» du

Coacila.

Page 1