MontumiiRT, /,«« mnine.t /l'Occident, t. II, p
6. Beaucoup de doiqh ils moiao.', .Muri-oul, Ivvroul, Lau^er, Oe'vi, Tbisrry Indiquent do* origines gerwaaiiiue» ou oclliques.
LEGLKSB CHEZ LES PEUPLES BAr.BAKlS» 153
C'est dans un latin fourmillant de barbarismes et de solécismes, mais plein de tours de phrase savants et d epilhèLei recherchées, qu'écrit Grégoire de Tours et que chantent parfois les poètes. C'est en latin aussi que les rois mérovingiens, qui se piquent de beau langage, font rédiger leur loi. La loi des Francs Saliens ou Loi Salique est la plus ancienne et la La loi salique plus originale de toutes celles qui ont régi les peuples de Germanie. C'est la rédaction, commencée par Clovis, d'un corps de coutumes jusque là non écrites et ri'glant le droit privé. Elle paraît avoir pris sa dernière forme s >us le roi D."gobert. L'iniluence du christianisme se fait peu sentir dans ce monument juridique, qui devait avoir aux yeux des Francs un caractère presque sacré. L'Eglise se contenta de faire ippliquer autant que possible dans un esprit chrétien les règles traditionnelles.
Mais que de coutumes du Moyen Age s'éclairent à la lec- Origina ds ture de ce premier document de notre législation nationale ! ^^tam%rté^^' Tout le symbolisme, parfois bizarre, des redevances féodales ***'**• semble apparaître dans ces pittoresques prescriptio.ns portées pour la donation d'une terre ou pour l'émancipation des liens de la parenté. Celui qui voulait donner la totalité ou une partie de son bien jetait dans le sein du donataire ou lui mettait dans les mains une branche de verdure, un jonc, un brin d'herbe ou tout objet pareil en nommant et en spéciCant la chose donnée '. Quiconque désirait se soustraire aux droits et obHgations de la parenté se présentait devant le tribunal avec trois baguettes d'aulne, qu'il brisait sur sa tête et qu'il fêtait de quatre côtés '.
Un autre symbolisme est empreint de cette « horrible poésie » dont parle Tite-Live à propos de la loi des XII Tables ('). Le meurtrier trop pauvre pour payer la compensation ■ivait un moyen de contraindre ses parents à payer pour lui.
1. Tit. XLVni, BiLDZi, Capit., I, 313, 314. Piudebsos, La loi taliguH p. 309. > I -»
2. Tit. LXIII. art. 1. Baluzf, Inc. eil., 321. FiBOiaiDS, p. 318,