‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 109 sur 413 · eoù o(y.ovo[i.o<;, Tit., i · texte numérisé non relu

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laÔ HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE

jusle, sans morgue, hospitalier, afin que ceux du dehors eux-mêmes lui rendent un bon témoignage ^ Las diacre». Les diacres doivent être des hommes d'une vertu éprouvée:

probes, incapables de duplicité, désintéressés, gardant le mystère de la foi dans une conscience pure *. Pour des fonctions aussi difficiles, une épreuve est nécessaire. Qu'on ne les ordonne qu'après une épreuve préalable, une sorte de noviciat ^. Le« veuves. Les pieus'^3 veuves ont, à cette époque, un rôle spécial à remplir

dans l'Eglise. On leur confie la direction de certaines œuvres. On ne doit admettre à de pareilles fonctions que des femmes âgées d'au moins soixante ans, n'ayant été mariées qu'une fois, recommandables par leurs bonnes œuvres, par la manière dont elles ont élevé leurs enfants, par le zèle qu'elles ont mis à exercer l'hospitalité, à laver les pieds des saints *.

Les simples Quant aux simples chrétiens, un conseil de l'apôtre résume tous

fidèies. |gyj,g (jevoirs : qu'ils soient fidèles aux obligations de leur condition et de leur état. Chaque chrétien est un membre du grand corps social de l'Eglise. Que chacun exerce avec conscience les fonctions qui lui sont imposées par la place qu'il occupe. Que les vieillards soient attentifs à conserver en eux u la foi, la charité et la patience ^ ». Que les femmes âgées fuient la médisance et gardent la tenue extérieure qui convient à la sainteté 6. Que les jeunes femmes aiment leur mari et leurs enfants et se gardent chastes, retenues, occupées aux soins domestiques, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée''. Que les serviteurs soient soumis à leurs maîtres ; qu'ils montrent en tout une parfaite dociUté. afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu, notre Sauveur ^. La piété. Cette simple énumération des devoirs, si touchante qu'elle soit,

ue donne pas encore ce qui est, suivant l'apôtre, l'âme de la vie chrétienne. Cette âme, c'est la piété, une piété fidèle, ardente, atta-

I. I Tim., ui, 1-7. Tandis que l'épître parle des diacres au pluriel, elle parle de Vépiscope au singulier. L'emploi des mots d'épiscope et de presbjtre est toujours fait indistinctement, mais celte confusion verbale ne doit pas donner le change sur lii distinction réelle des fonctions de l'évêque et de celles du prêtre. Voir sur ce point le P. Prat au molEvêques, dans le Dict. de théologie catholique.

a. I Tim., m, 8-9.

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