Ibid., XXXVII, a-3. Fusx, p. i5a
8. II Cor., I, 3-6; Ephes., vi, 10-18 ; Phil., 11, a/J ; I Tim.,i, 18; II Tim.,\i, 3.
LA PREMIERE EXPANSION
armée ; Clément se hâte de dire qu'ils sont aussi « le troupeau du Christ * » , mieux encore, le « corps même du Christ - » . Le troupeau doit être en paix sous la garde des Anciens ^ ; les membres du corps de Jésus-Christ ne doivent pas être déchirés *.
Les conséquences de ces principes sont fermes et claires. « Que personne ne se révolte contre la discipline ^... Que tous soient soumis aux Anciens ^... Que les offrandes et les liturgies soient faites, non pas comme il plaît et sans ordre, mais comme le Maître l'ordonne et à des heures déterminées '. » Abandonnons les recherches vides et vaines, s'écrie le pontife en un appel qui résume tout, et venons au glorieux et vénérable canon de notre tradition ^. » Bref, la lettre se termine par ces lignes, où respire une si ferme et si calme autorité : « Vous nous causerez une grande joie si, obéissant à ce que nous vous avons écrit dans l'Esprit-Saint, vous mettez fm à vos injustes ressentiments... Nous avons envoyé vers vous des hommes fidèles et probes, qui, depuis leurs jeunes années jusqu'à la vieillesse, ont vécu sans reproche au milieu de nous ; ils seront témoins entre vous et nous. En agissant ainsi, notre unique but a été et est encore de rétablir parmi vous l'ordre et la paix ®. »
« Soit que l'on considère en lui-même cet acte spontané de l'Eglise romaine, soit que l'on pèse les termes de la lettre, on ne peut échapper à cette impression que, dès la fin du I**" siècle de notre ère, une cinquantaine d'années après sa fondation, cette Eglise se sentait déjà en possession de l'autorité supérieure exceptionnelle, qu'elle ne cessera de revendiquer plus tard... Mais quel accueil les Corinthiens firent-ils aux exhortations et aux envoyés de l'Eglise romaine ? Un accueil si parfait, que la lettre de Clément passa chez eux presque au rang des Ecritures sacrées. Soixante-dix ans plus tard, on la lisait encore, le dimanche, dans l'assemblée des fidèles ^®. Rome avait commandé : on lui avait obéi **. »
Solution
du conflit
par l'autorité
de l'évêque
de Rome.
Enseignements de l'épître de saint Clément:
1° Au point
de vue disciplinaire,
I. Clem., I Cor., liv, a. Funr, p, i68, a. Ibid., iLvi, 7. FuKK, p. i58.
S.Ibid., LIV, a. FuNR, p. 1O8.