II. DucHESJiE, Eglises séparées, p. ia
l5/t HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGMSE
ao Au point Par la plénitude et la sûreté de sa doctrine, l'épîlre de saint Clédograaiinue ni^'Dt niériUiil les honneurs qui lui furent rendus dans les premiers siècles. Quoique les vérités de la foi n'y soient rappelées qu'en passant et dans la mesure seulement oii elles concourent au but pratique dt la lettre, elles forment comme un tableau des croyances chrétiennes dans leurs grandes lignes. L'auteur est amené à faire appel, tour à tour, à l'autorité souveraine de Dieu, à sa puissance créatrice, à sa providence et à son amour*. Le jugement dernier, le ciel, la résurrection de la chair sont présentés comme les fms dernières de l'homme - ; le Christ, comme son divin modèle. Le Fils de Dieu, égal au Père et à l'Esprit par sa nature divine, s'est fait homme comme nous pour nous sauver par sa mort ^. C'est par lui, notre grand prêtre et notre avocat auprès de Dieu le Père, que l'homme, aidé par la grâce et fécondant sa foi par ses œuvres, a l'espérance de
se sauver
3o Au point Comme un témoignage des liens qui ont uni de tout temps, dans
de vue l'Esflise, la loi dé la croyance à la loi de la prière ^, le dogme à la liturgique. , . . .
liturgie, le pontife insère dans sa lettre une formule solennelle de
supplication, où l'on peut voir, sinon la formule officielle de l'oraison liturgique de ce temps, du moins un spécimen de la manière dont les célébrants développaient le thème de la prière eucharistique : « Toi qui abaisses l'insolence des orgueilleux et qui déroutes les machinations des peuples..., toi qui donnes la mort et la vie. Dieu de toute Belle prière chair..., toi qui as choisi parmi les peuples ceux qui t'aiment par liturgique. Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé ; nous t'en prions, ô Maître, sois notre secours, assiste-nous... Apaise la faim de l'indigent, délivre ceux de nous qui souffrent en prison, prends pitié des petits, délivre ceux qui sont tombés... 0 Dieu bon et miséricordieux, remets-nous nos fautes, nos injustices, nos chutes, ne compte pas les péchés de tes serviteurs et de tes serN^antes. . . Donne la concorde et la paix à nous et à toiis les liabitants de la terre... A nos princes, à ceux qui nous gouvernent en ce monde, c'est toi. Seigneur, qui as donné le pouvoir... Accorde-leur, Seigneur, la santé, la paix, la concorde, la stabilité... Dirige leurs conseils suivant le bien... Toi seul as la puissance de