‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 140 sur 413 · EusÈBE. H. E.. 1. IV, ch. XIV, n · texte numérisé non relu

EusÈBE. H. E.. 1. IV, ch. XIV, n

4. Jean, i, i4 ; xix, 34; I Joan.^ i, 1 ; iv, 3 ; 11 Joan., 7.

LA PREMIERE EXPANSION

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Son but particulier.

de celui qui l'avait connu dans son intimité, qui avait reposé sa tête sur sa poitrine la veille de sa mort et qui avait reçu ses dernières paroles sur le Calvaire. L'apôtre Jean adressa aux communautés d'Asie Mineure, issues du paganisme, une lettre qui peut être regardée comme la préface de l'Evangile qu'il allait écrire. Cette lettre débutait ainsi : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l'annonçons, afin que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ*. »

Ces paroles marquent bien le but du quatrième Evangile : montrer. Le quatrième à rencontre des nouveaux hérétiques, l'identité de Jésus de Nazareth Evangile, avec le Fils éternel de Dieu, vie et lumière du monde. Déjà les trois premiers Evangiles avaient laissé entrevoir l'éternelle préexistence de Jésus-Christ 2 . Saint Paul, dans son épître aux Colossiens, et, plus tard, l'épître aux Hébreux, l'avaient présenté comme l'unique révélateur et l'unique médiateur du Père invisible ^. L'originalité de saint Jean consistait en ceci : i° qu'à la lumière de souvenirs plus intimes et d'illuminations surnaturelles plus profondes, il précisait mieux, sur ces points, la révélation chrétienne, et 2" que, dans son exposé, il employait hardiment les formules abstraites du langage oriental, habituelles au pays où il écrivait.

Peu de temps après, parut l'Evangile de Jean. Il débutait ainsi : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu. » Ce mot de Verbe ou Logos était communément employé par les philosophes alexandrins . Mais on se tromperait fort si l'on en concluait à une dépendance quelconque de la pensée de l'évangéliste à l'égard d'une philosophie particulière. Si, dans la philosophie de Philon le mot Logos désignait vaguement un organe de la puissance divine, sans qu'on pût préciser distinctement s'il se confondait avec Dieu ou s'il constituait une personne distincte ; pour d'autres philosophes, ce mot signifiait soit un être intermédiaire entre le monde et Dieu, soit la raison divine répandue dans le monde, soit toute autre chose. Le Logos, c'était, pour les hellénistes de ce temps, le mot en faveur, par lequel on entendait tout ce qu'il y a de beau,

Son prologue.

Le Logos.

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