Ibid., p
5 On eu trouve une reproduction très soignée dans le livre de M. Albanès, Armoriai et sigillofjraphie des évéques de Marseille, p. tt.
6. E, Le Bi.iNT, Catalogue des monuments du musée de Marseille, i vol., 189.'», p. I et 8.
LA PREMIERE EXPANSION
en 1887 dans le bassin du Carénage, avait été classée parmi les monuments païens du musée de Marseille. « C'est là, écrit M. le chanoine Ulysse Chevalier, que M. Edmond Le Blant la trouva en 1849. Il la signala à M, de Rossi, qui la vit lui-même trois ou quatre ans plus tard, .et y reconnut un monument chrétien des plus précieux ^. » L'illustre archéologue romain a déclaré, en effet, dans un de ses ouvrages postérieurs, reconnaître en Volusien et Fortunat deux martyrs marseillais, ayant subi la mort vers la même époque que les célèbres martyrs de Lyon, et dont l'éloge aurait été gravé sur la pierre aussitôt après leur martyre, fait presque unique dans l'antiquité chrétienne 2. Le sarcophage de la Gayole est de la même époque ^. Laissons M. Le Blant tirer lui-même, de ces monuments, comparés aux monuments similaires de la Gaule, une conclusion historique : « En étudiant nos premières inscriptions chrétiennes, dit-il, j'ai montré que leur répartition, dans l'étendue de la Gaule, y jalonne, si l'on peut dire ainsi, la marche de la foi nouvelle... Ce fut sur les côtes de Provence, ce fut dans le bassin méridional du Rhône que s'accomplit cette révolution des âmes... Nos monuments épigraphiques l'attestent *. »
D'autres faits, historiques viennent corroborer ces conclusions : « Les documents célèbres cités ou analysés par Eusèbe au commencement du Y^ livre de son Histoire ecclésiastique témoignent glorieusement de l'existence et de la vitalité du christianisme en Gaule, un siècle après la mort des apôtres 5. » Un texte de saint I renée permet ecclésiastiques de constater que, de son temps, il y avait des Eglises en Germanie, c'est-à-dire probablement dans les provinces romaines de ce nom sur la rive gauche du Rhin, et chez les Celtes, en d'autres termes, dans les provinces gauloises au nord et à l'ouest de Lyon ^. Mais
S» Par le
témoignage
indirect
des
plus anciens
écrivains
1. Gallia chrisliana novissima, Marseille, avant-propos, p. vu.
2. J.-B. DE Rossi, Inscript, christ. Urbis Romœ, 1888, t. II p. x et s. Le savant allemand Otto Hirchfeld partage l'avis d'Emond Le Blant et de J,-B. de Rossi sur l'antiquité et le caractère chrétien de celte inscription. Corpus inscript, latin., t. XII, Berlin, 1888, p. 55-56. « L'inscription de Volusianus et le sarcophage de la Gajole, écrit M. Camille Jullian, ont une antiquité comparable à celle des plus anciens vestiges de la Rome souterraine. » (G. Jullian, Rev. cath. de Bordeaux, t. XIX, p. 196 ) « Cette opinion, écrit M. Ulysse Chevalier, est conforme à celle des critiques les plus sévères. » Gallia christiana novissima, Marseille, p. vu,
3. E Le Blamt, les Sarcophages chrétiens de la Gaule, p. i58.
4. E. Le Blant, les Sarcophages chrétiens de la Gaule, Introduction, p. xviii. Cf. Bérenger, les Traditions provençales, 1 vol. in-8°, Marseille, 1904, p. 176-187,