Masteyeb, op. cit
4. Dora Germain Morin, Eludes sur saint Lazare et saint Maximin, p. 28-29.
5. En i332 : Philippe de Valois, roi de France; Alphonse IV, roi d'Aragon; Hugues IV, roi de Chypre ; Jean de Luxembourg, roi de Bohême ; Robert, roi de Sicile.
G. Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V, Grégoire XI, Clément VII, Benoît XIII. Ces deux derniers sont considérés comme antipapes.
7. Lacordaihb, Sainte Madeleinç, Œuvres complètes, édit. PoussieJgue, t. IX, p. 35i.
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d'autres patrons à invoquer que les saints amis du Sauveur, ne se résignent pas à abandonner leur culte, plus de dix fois séculaire, devant les objections d'une critique qui n'a rien de péremptoire, et qu'elles déclarent maintenir, tant qu'on n'en aura point démontré la fausseté manifeste, les vieilles traditions de leur pays*.
I . Nous ne pouvons songer à résumer ici les longues controverses qui se sonl élevées au sujet de l'apostolicité de saint Martial de Limoges, de saint Saturnin de Toulouse, de saint Austremoine d'Auvergne, de saint Julien dti Mans, etc. Nous nous contenterons de donner, avec M. Vigouroux, le» résultats des recherches historiques relatives à saint Denys de Paris : « Le mart^rrologe et le Bréviaire romain (au g octobre') identifient aujourd'hui saint Denys l'Aréopagile avec le premier évéque de Paris. Cependant le Velus Romanum Martyrologium les distingue l'un de l'autre (P. L., t. GXXIL col. 169, et t. CXXIII, col. 171). La chronique qui porte le nom de Lucius Dexter [f 444 ) identifie saint Denys de Paris sicec Denys l'Aréopagite; mais on reconnaît communément que cet écrit n'est pas authentique. Le premier écrivain connu qui fait un seul personnage de saint Denys l'Aréopagite et du premier évcque de Paris, est Hilduin, abbé de saint Denys, mort en 84o (P. L., t. GVI, col. i5). En faveur de l'aréopagilisme de saint Denys de Paris, voir Freppbl, Saint Irénée. Contre cette identification, voir Acla Sanclorum, octobre, t. IV, p. 767. » (F. Vigouroux, au mot Denys l'Aréopagite, dans le Dict.de la Bible, t. I, col. i383.) Voici comment Mgr Freppel croit pouvoir répondre à l'argument tiré des deux fêtes célébrées autrefois en l'honneur de deux saint Denys, dont l'un aurait été évêque d'Athènes, l'autre évêque de Paris. « Si, dit-il, dans quelques martyrologes, la fête de saint Denys revient à deux reprises, la raison de ce fait est toute simple. Comme le même personnage avait été successivement évêqiio d'Athènes et évêque de Paris, les Grecs célébraient sa mémoire le 3 octobre et les Latins le 9. Il en résulta que les deux fêtes se glissèrent à la fois dans les mêmes catalogues, et l'on finit par faire deux personnages d'un seul. Ce n'est pas l'unique exemple que l'on rencontre dans les vieux martyrologes. » Freppel, Saint Irénée, 3e édit. p. 90. Cf. Darbot, Œuvres de saint Denys, Paris, 1896, Introduction.