Magnes., ix, i ; i
8. Le dogme de la rédemption est expressément enseigné en plusieurs endroits des épîtres de saint Ignace. (Tueront, op. cit., p. 139.) La présence réelle delà chair du Sauveur dans l'Eucharistie est nettement affirmée. Smyrn., vu.
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HISTOIRE GEiNEllALE DE I. EGLISE
Sa légitimité,
son
symbolisme
mystique.
La primauté de l'Eglise
Comme Clémeut de Rome, Iguace d'Autioche ne connaît qu'une la hiérarchie, garantie de l'orthodoxie, c'est l'obéissance à la hiérarchie. Mais il ne cherche pas seulement, comme le pontife romain, à prouver la légiliiaité de cette hiérarchie par sou institution apostolique. Ignace est un mystique. Pour lui a l'évêque est la grâce de Dieu, et le collège prcsbytéral est la loi de Jésus-Christ * ». « Les prêtres doivent être accordés à l'évêque comme les cordes d'une lyre, afin que toute l'Eglise chante d'accord, comme un chœur et d'une seule voix *. » Les fidèles sont membres du Christ ; qu'ils se maintiennent dans « l'unité immaculée, pour participer à Dieu même ^ ». « Attachezvous à l'évêque, s'écrie-t-il, et au corps des prêtres, et aux diacres*. » u Les évêques sont la pensée de Jésus-Christ comme Jésus-Christ est la pensée du Père 5. » Pour la première fois, ici, se rencontre, dans la littérature chrétienne le uom d'Eglise catholique ^.
Mais de cette Eglise catholique, le saint évêque d'Antioche reconnaît-il un chef suprême ? La réponse affirmative n'est pas douteuse. Les deux principes fondamentaux de son ecclésiologie, la hiérarchie et l'unité, supposent l'existence d'une autorité unique ; et le texte de son épître aux Romains montre que c'est à Rome qu'il voit le siège de cette suprême autorité.
Le début de sa lettre aux Romains, ou nlutôt à l'Eglise romaine, est significatif. Il l'adresse « à l'Eglise aimée et illuminée », à celle qui « préside dans le pays des Romains », à celle qui « préside à la charité '' ». Si l'on pèse ces expressions, si on les compare à celles qu'Ignace emploie dans ses lettres aux autres Eglises, le doute n'est pas possible ; il y est question de la primauté de l'Eglise de Rome sur l'Eglise catholique tout entière. L'Eglise de Rome « préside dans le pays des Romains », elle « préside à la charité ». « Si le martyr s'était adressé à l'évêque de Rome, écrit Mgr Duchesne, ces présidences pourraient être interprétées comme locales : dans son Eglise, c'est toujours l'évêque qui préside. Mais ici il ne s'agit pas de l'évêque, il s'agit de l'Eglise. A quoi préside l'Eglise romaine ? A d'autres Eglises dans une circonscription déterminée ? Mais Ignace n'a