In prxdicalione saverdoluin, L. P , ï, ia
1. Ibid., Sur ce rite, voir le Saerainentaire gélasien dans Muratori, Lit. rom. vet., 1. 1, p. 738-741, et \tà» Coiiitit. apost., vui. 29.
8 Voir Acla Sanctorum. mai, t. I, p. 371 ot s. Sur la valeur de ce documeiil. voir TiLUSMOm, Mémoires, t. il, p. 5{jO, et Duchesnb. IJb. pont., t. I, Inlrodurliou, p. xci-xcii. « Il parutl trAtt probablo, écrit Dom (Miamurd, que lo ri^dacteur du Liber ponlijiadis a coufoudu le pape Alexandre avec un martyr ctMèbro du nu^un
LA LUTTE
fêles triomphales données à Rome pendant cent vingt-trois jours, en 106 ou 107, pour célébrer la victoire de Trajan sur les Daces. Pline raconte que dix mille bêtes féroces y périrent et que dix mille hommes y combattirent en l'honneur de celui qui fut appelé « le plus clément des empereurs * ». Plus d'un chrétien, sans doute, y subit le dernier supplice.
Pendant les années suivantes, le chef de l'Eglise de Rome put voir les grands travaux exécutés pour l'embellissement de la Ville éternelle : les thermes de Titus agrandis ; de nouvelles eaux, les Aguae trajanœ, amenées à Rome par un gigantesque aqueduc ; les deux cent soixante mille places du cirque augmentées de cinq mille places nouvelles ; et enfin, sur un nouveau Forum, orné d'un arc triomphal et d'une riche colonnade, la fameuse colonne trajane, haute de 42 mètres, au sommet de laquelle se dressait la statue de l'empereur en habit de guerse et le javelot à la main. Trajan ne se doutait pas qu'il travaillait pour la Rome chrétienne, et qu'un jour sa statue serait remplacée par la statue de saint Pierre, l'humble pêcheur de Galilée, plus grand conquérant que lui, puisqu'il avait conquis, non des corps, mais des âmes.
Les dernier»
événements
du règne
de Trajan.
La colonne trajane.
Le chef de l'Eglise, élu pour succéder à saint Alexandre, s'appelait Sixte. 11 était romain. Le peuple et le clergé de la ville concoururent sans doute à son élection. A prendre à la lettre les expressions d'Eusèbe, les quatre premiers papes après saint Pierre auraient été nommés par leur prédécesseur, savoir Lin par saint Pierre, Glet par Lin, Clément par Glet, et Evariste par Clément 2. Si ce mode de nomination a prévalu pendant un demi-siècle, il ne paraît pas s'être longtemps continué. Il est établi, en effet, par un ensemble
nom, enterré sur la voie Nomentane... Néanmoins, il est également probable qu'il avait sous les yeux un autre document où il a puisé la notion plus certaine du martyre du pontife. » Dom Chauard, les Origines de l'Eglise romaine, ch. tu. On a remarqué que la plupart des papes des trois premiers siècles sont qualifiés de martyrs. Mais lorsque cette qualification n'est pas expliquée par des détails précis, elle peut avoir un sens très large. Voir S. Ctprien, P. L., t. III, col. 774-775. Cf. TiLLEMONT, Mémoires, t. IV, p. 364 ; De Rossi, Roma sotlerranea, t. II, préface ; Dom Ghamard, loc. cit.