‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 171 sur 413 · L.P., I, laS · texte numérisé non relu

L.P., I, laS

t\. I,a crititjue est unanime aujourd'hui à reconnaître l'authenlicité de ce rescrit, reproduit par saint Justin à la suite do sa première /Ipo/ojie. Voir Waddisc.toii, Fastes des provinces asiatiques, 187a, p. 197-199; Allaiid, Uist, des pers., I, a4a; Renan. V Eqlise chrétienne, p. 33, noto a.

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secte religieuse à laquelle ils appartenaient. Il y avait là, sinon une demande de revision du rescrit de Trajan, du moins une plainte sur les abus de son application. La réponse de l'empereur philosophe (ut ondoyante. Il interdit « les pétitions et les clameurs » tumultueuses, par lesquelles les foules hostiles aux chrétiens assiégeaient les magistrats ; mais il ne se prononça poipt sur la question de savoir si le nom seul de chrétien était un crime punissable, ou s'il fallait, pour encourir la rigueur des tribunaux, s'être rendu coupable d'un délit spécialement qualifié. « Qu'on punisse les personnes accusées, disait-il, ordonnez même des supplices si quelqu'un prouve qu'elles ont commis quelque infraction aux lois ^ . »

En somme, en un langage moins ferme que Trajan, Hadrien II n'est pas s'en tenait à la considération de l'ordre extérieur. Ses décisions sem- ^^^ chrétiens, blaient plus libérales que celles de son prédécesseur ; elles ne furent pas moins funestes aux chrétiens. En effet, de la jurisprudence qui, depuis Néron, considérait le seul nom de chiétien comme un outrage aux institutions nationales, il n'abolissait rien ; des fureurs populaires qui, depuis Domitien, flétrissaient de l'accusation d'athéisme et d'immoralité les disciples du Christ, il ne blâmait rien ; de la règle posée par Trajan, qui ordonnait aux magistrats de condamner tout chrétien qui refuserait de sacrifier aux dieux de l'empire, il ne retirait rien. Les accusations populaires devinrent moins bruyantes,* mais elles se multiplièrent ; et, si les magistrats se montrèrent un peu plus exigeants sur la valeur des accusations, ils continuèrent à condamner sans pitié les accusés dénoncés comme chrétiens et convaincus de l'être.

C'est ainsi que le règne d'Hadrien ne fut pas moins funeste aux Divers martyrs

chrétiens que celui de Trajan. Les actes de saint Faustin et de ses ^JV^?

1 • . , 1 TT ^ r\ • ' 1 • Hadrien,

compagnons, des saints Alexandre, Hermès et Quirinus, de samt

Gelulius, des saintes Sophia, Pistis, Elpis et Agapé, des saintes

Sabine et Sérapie, des saints esclaves Hesperus et Zoé, de l'esclave

sainte Marie, de sainte Symphorose et de ses fils, témoignent du

sang versé sous le gouvernement de cet empereur. Pour retrouver

la vérité historique qui fait le fond des Actes de ces martyrs, il est

souvent nécessaire de les dégager de multiples légendes brodées par

l'imagination populaire ; mais des monuments archéologiques d'une

authenticité absolue ne permettent pas de douter de leur substan-

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