I. Act., II, i-ia
a. Josèphe, De bell. iud., n, 16, 4. Un poète juif, vers l'an i4o avant notre ère, a pu écrire de sa race ce vers emphatique, mais qui n'est pas mensonger :
nàffa Se Y^^* (^éôsv TrXv^pï)!; xal Tràaa OaÀadcxa,
« La terre et la mer sont toutes pleines de toi. » Orac. sibyll., III, 371, édit. Geffcken, p. 62 Cf. Batiffol, V Eglise naissante , 5e édit. , un vol. in-ia, p. 3-8 ; Lagrakge, le Messianisme chez les Juifs, un vol. in-S", Paris, 1909, p. 373-384. B.Act., n, 15-17.
HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGUSE
Ses arguments.
Trois mille
personnes
se
convertissent.
Condition
de leur
initiation à la
vie chrétienne
et de leur incorporation
à rÉglise.
Jésus de Nazareth, cet homme à la mission duquel Dieu, sous vos propres yeux, a rendu témoignage, en lui donnant de faire parmi vous des oeuvres puissantes, prodigieuses et significatives, — vous le savez aussi bien que moi, — vous a été livré par un dessein tout particulier de Dieu et un décret de sa prescience. Et vous, l'attachant au gibet, par la main di ceux qui ne reconnaissaient pas la Loi, vous l'avez tué 1 Mais Celui que vous avez tué, Dieu l'a ressuscité, en brisant ces liens de la mort où il ne pouvait être rotonu *. »
Ainsi, au moment même où l'inspiration la plus authentique de l'Esprit divin éclaire son âme, l'apôtre Pierre, le représentant et le chef de l'Eglise enseignante, appuie toute sa prédication sur un fait et sur une vérité. Le fait est celui de la résurrection de Jésus de Nazareth, lequel, mis à mort devant tout le peuple, est sorti triomphant du tombeau. La vérité, suggérée par ce fait, est le droit de ce Jésus à une survie immortelle, car « il ne peut être retenu dans les liens de la mort », et il commence déjà à montrer comment il se survit dans les âmes de ses fidèles et dans l'autorité de son Eglise. « Ce Jésus ressuscité, ce Christ, s'écrie Pierre avec un enthousiasme croissant, il a été élevé au ciel à la droite de Dieu, et, ayant reçu de son Père la promesse de l'Esprit-Saint, il le répand, comme vous le voyez et comme vous l'entendez maintenant *. »
Pendant que saint Pierre parle ainsi, l'Esprit-Saint opère dans les cœurs de ses auditeurs un prodige autrement merveilleux que le don des langues accordé aux onze apôtres. Une grâce intérieure toutepuissante, celle dont avait parlé Jésus en disant que « nul ne peut venir à lui, si le Père ne l'attire ^ », transforme les âmes : « Hommes, nos frères, s'écrient quelques-uns, en s'adressant à Pierre et aux autres apôtres, qu'avons nous donc à faire ? — Pénitence 1 » répond Pierre. Et il ajoute: « Que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ. » Il indique par là que la condition de l'initiation à la vie chrétienne et au salut est double : elle est à la fois intérieure et extérieure ; elle comprend une disposition de l'âme et un rite du prêtre accompli au nom du Christ. Les caractères essentiels de l'Eglise catholique ne pouvaient se révéler avec plus de