‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 182 sur 413 · To'j ©'.Xo(|/ôcpou xa-. ç&tXoxô[jnzo'j. (Ibid., n. i · texte numérisé non relu

To'j ©'.Xo(|/ôcpou xa-. ç&tXoxô[jnzo'j. (Ibid., n. i

9. TATiiiN, Oral, ad Grœc, xix ; Eusèbe, H. E., I. IV, ch. xvi, n. 8«

Sa conversion (i35).

Sa campagne

contre

le philosoplie

cynique

Crescent.

Il est arrêté

avec plusieurs

autres

chrétiens.

Leur

interrogatoire.

de toutes choses, et confesser Jésus-Christ, Fils de Dieu, juge futur du genre humain. Moi, homme débile, je ne puis parler comme il faut de sa divinité infinie. C'est l'œuvre des prophètes, qui l'ont annoncé depuis des siècles, par une inspiration d'en haut, — Où les chrétiens s'assemblent-ils ? — Là où ils peuvent le faire ; car le Dieu qu'adorent les chrétiens est partout. — Tu es donc chrétien?

— Je le suis. — On dit que tu es un philosophe éloquent. Si jeté fais fouetter et décapiter, penses-tu que tu monteras ensuite au ciel?

— Je ne le pense pas, je le sais. J'en suis si assure que je n'en doute d'aucune façon. — Sacrifie aux dieux. — Un homme sensé n'abandonne pas la piété pour l'erreur. »

Les compagnons de Justin, Evelpiste, Hiérax, Pœon, Libérien, Chariton. et une chrétienne, Charita, firent des réponses semblables.

Evelpiste était un esclave. « Et toi, lui dit avec dédain le juge, qu'es-tu? — Je suis un esclave de César, répondit Evelpiste ; mais, chrétien, j'ai reçu du Christ la liberté, et j'ai la même espérance que ceux-ci. » C'était la première fois qu'un esclave osait revendiquer, en public, devant un magistrat romain, sa dignité d'homme.

Le préfet rendit la sentence suivante : « Que ceux qui n'ont pas voulu sacrifier aux dieux soient fouettés et emmenés pour subir la peine capitale ^. »

La sentence fut exécutée sur-le-champ.

C'était en i63 '. Les corps des suppliciés purent être enlevés par les chrétiens et placés « en lieu convenable » , disent les Actes, pour pouvoir être honorés dignement par leurs frères.

Quelques années plus tard, une sentence de mort atteignait, pour le même prétendu crime, une jeune Romaine, de race sénatoriale. Sainte Cécile. Cécile, épouse du patricien Valérien. Par égard pour son rang, par pitié pour sa jeunesse, ou peut-être pour éviter de causer dans Rome une émotion trop vive, le juge ordonna que la sentence serait exécutée dans la maison même de la condamnée. Tacite, Suétone et des historiens postérieurs ont mentionné de nombreux exemples do ces exécutions à domicile. On commandait au condamné de s'ouvrir les veines, de se laisser mourir de faim, d'absorber du poison. Le pré-

Leur martyre (i63).

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