I. Marc- Alhkle, Pensées, III
a. P. Allaho, op. cit., I, 4'5'^ ft ». 3 lOld., /,35.
tés à bon droit parmi les monuments les plus anciens et les plus purs de l'antiquité chrétienne ^ ». En voici de larges extraits, textuellement traduits :
« Le seize des calendes d'août (17 juillet i8o), Speratus, Nartzalus et Cittinus, Donata, Secunda, Vestia, comparurent au greffe à Carthage -.
« Le proconsul Saturninus dit : « Vous pouvez obtenir grâce, si vous revenez à la sagesse. »
« Speratus. — Jamais nous n'avons fait de mal. Mais nous rendons grâce du mal qu'on nous fait, parce que nous obéissons à notre empereur.
« Le proconsul. — Nous aussi, nous sommes religieux, et notre religion est simple...
« Speratus. — Si tu veux bien me prêter une oreille attentive., je t'expliquerai le mystère de la vraie simplicité.
« Le proconsul. — Je ne prêterai pas l'oreille à tes impertinences...
(( Puis, s'adressant aux autres accusés : Abandonnez cette vaine croyance.
« Cittinus. — Nous ne craignons qu'un Seigneur, notre Dieu qui est dans le ciel.
« Speratus. — Je suis chrétien.
« Tous les accusés se joignent à lui.
« Le proconsul. — Que gardez-vous dans vos archives ?
« Speratus. — Nos livres sacrés et les épîtres de Paul, homme juste.
« Le proconsul. — Prenez un délai de trente jours et réfléchissez.
« Speratus. — Je suis chrétien.
« Tous les accusés se joignent à lui.
« Le proconsul ht le décret sur la tablette : « Speratus, Nartzalus, Cittinus, Donata, Vestia, Secunda et d'autres, ont déclaré vivre à la façon des chrétiens... Nous les avons condamnés à mourir par le glaive. »
{'. Speratus. — Rendons grâces à Dieu.
« Nartzalus. — Aujourd'hui même, martyrs, nous serons dans le ciel. Grâces à Dieu 2. »
1. P. Allard, op. cit., /i36. Cf. Leclercq, op. cit., 108 et s. ; Analecta bolland.
XI, p. 102.
2. La colonie romaine de Scillium en Afrique, dépendait de Carthage.