Jean, I
6. II Apol., viir. Le résumé que nous donnons ici de la doctrine de saint Justin tur le Verbe est emprunté à Mgr Freppel. les Apologistes chrétiens du //" siècle, 3c édit., p. 337-3a8. Ce résumé lui-niêuie est fait d'emprunts textuels à saint Justin.
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nous pouvons dire que tout ce que les ancieus ont eu de bon nous appartient, à nous chrétiens... Bien plus, tous ceux qui ont vécu selon le Verbe sont chrétiens, quoiqu'ils aient été regardés comme athées: tels étaient Socrate et Heraclite chez les Grecs, et, parmi les étrangers, Abraham, Ananias, Azarias, Misaël et Elie, ainsi que beaucoup d'autres... Toutefois comme ils n'ont connu le Verbe qu'en partie, ils n'ont pas eu celte science élevée, à l'abri de tout reproche, qui est notre partage. C'est pourquoi le Verbe s'est fait homme... Autre est posséder une semence du Verbe seulement, autre le Verbe lui-même, dont la communication nous est accordée par sa grâce*. :> u Telle est, ajoute Mgr Frcppel, après avoir ainsi résumé la théorie de saint Justin sur le Verbe, telle est cette doctrine lumineuse et féconde qui va ouvrir à l'école d'Alexandrie ces vastes perspectives où Clément et Origène se plongeront avec hardiesse et non sans quelque péril. C'est tout un programme de philosophie chrétienne, qui embrasse à la fois la théorie de la connaissance humaine, la condition intellectuelle de l'ancien monde et ses rapports avec le christianisme -. )) Les Remarquons, d'ailleurs, qu'en considérant l'humanité comme un
défaillances orrajid tout dont les différentes parties sont ramenées à l'unité par le d expression et "^ . , ^^ '■ . i • i> i i
de pensée Christ, qui eu est l'âme et le centre ^, Justin est loin d admettre la
de 1 apologiste, suffisance de la raison naturelle, ou même la suffisance absolue de la raison aidée par la grâce intérieure, à l'exclusion de toute révélation extérieure, pour arriver à la foi qui sauve. Nul n'a montré avec plus de force le rôle capital de la révélation extérieure dans la genèse de la foi. Il va jusqu'à admettre une influence directe des livres de Moïse sur l'enseignement des philosophes grecs et paraît attribuer à la seule foi révélée tout ce que la sagesse hellénique a eu de vrai. En un mot, ses expressions n'ont pas toujours la précision désirable. Si teUes d'entre elles semblent pouvoir être interprétées dans le sens d'un ;< subjectivisme » hétérodoxe, d'autres paraissent inspirées, au contraire, par un m extrinsécisme » suspect. Qu'en conclure, sinon que Justin, ains/ que l'a montré un de ses éloquents commentateurs, ayant voulu embrasser, dans un effort dont ou ne peut
1. I ApoL, xLvi ; II Apol., VIII, xvi, xiii, xiv. Fhbppbl, les Apol. du II* siècle, 3» édit., p. 327-3a8.