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De anima, xli

5. Sur les assertions, en ce sens, de Guignbbert, Tertullien, Paris, 1901 et de CouRDAVEAUX, Revue de l'histoire des religions, t. XXIII, 1891, p. id'Alès, op. cit., p. 34, et Dom Cabrol, dans la Science catholique, t. V, i

6. Voir l'analyse de ces trois preuves dans A, d'Alès, op. cit., p. 5-33.

, p. 256, -35. voir

Ses exagérations

de style et de pensée.

Son éloquence entraînante.

Le traité

de la

Prescriplion.

taiue, on le verra se glorifier des bassesses de l'Evangile et du scandale de la raison, jusqu'à écrire, sinon le Credo quia absurdum, « Je crois, parce que c'est absurde » , qui n'est ni de lui ni de saint Augustin, du moins une pbrase équivalente : Credibile est quia ineptum ; certiim est, quia impossibile *. Il veut dire que l'objet delà foi est ce dont la raison n'apercevrait pas même, sans la Révélation, la convenance ou la possibilité. Le fougueux apologiste est d'ailleurs si ardemment convaincu, et sent sa conviction avec une telle vivacité, qu'il ne suppose pas que la vérité, si claire pour lui. ne se manifeste point pareillement aux autres. Il a cependant écrit cette pbrase digne d'un vrai psychologue : « La foi, destinée à une grande récompense, ne s'acquiert qu'au prix d'un grand travail '. «

La superbe péroraison de l'Apologétique de Tertullien peut donner une idée de son éloquence nerveuse et entraînante: « Vos tribunaux, dit-il en s'adressant aux magistrats romains, vos tribunaux sont des champs de bataille où nous luttons pour la vérité. Parfois mort s'ensuit. C'est notre victoire à nous. Allez donc, dignes magistrats, immolez des chrétiens ; la fouL- vous en saura gré. Tourmentez, torturez, condamnez, broyez ; votre iniquité révélera notre innocence. C'est pourquoi Dieu vous laisse faire. Quand votre main nous moissonne, nous nous multiplions ; le sang chrétien est une semence ^. Vos philosophes ont fait moins de disciples par leurs écrits que les chrétiens par leurs exemples. On vient à nous par curiosité ; on s'attache à nous par conviction ; puis on souhaite de souffrir pour laver ses fautes dans son sang ; car le martyre efiface tout. Etrange contraste des choses divines et humaines : quand vous nous condamnez, Dieu nous absout. »

Dans ses deux Livres aux nations, dans son traité du Témoignage de Cânie et dans son Apologétique, Tertullien avait eu en vue les païens et les juifs ; son traité de la Prescription s'adresse aux hérétiques.

Avec une merveilleuse pénétration, Tertullien conçoit deux mauièics de réfuter les hérésies : l'une analytique, reposant sur une

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