De carne CItrisli, v
a. Apol., ixi.
3. Le texte exact de ce mot, si souvent cité, est celui-ci : Semen est sanguis chrlstianorum. ApoL, iv. Une savaiile traduction de VApoloijt' tique de Tortullicn. accompagnée d'un commentaire anal)iii|ue et historique et de trois appt-ndices, u été publiée à Louvain, en igio, par J.-l'. Waltzi^k;, professeur à l'Univorsilé do Liège.
discussion détaillée des textes et des points de doctrine ; l'autre synthétique, tranchant la question d'ensemble par la simple constatation d'un fait. Il emploiera plus tard la première manière, en défendant l'idée de Dieu contre le dualisme de Marcion et le panthéisme de Valentin, en défendant l'idée de création contre la doctrine d'Hermogène ; mais il tient d'abord à montrer comment toute hérésie, c'est-à-dire toute doctrine reposant sur le choix individuel (aïrèsis), en d'autres termes sur le libre examen, peut être écartée par une question préalable. TertuUien fait appel à sa science juridique. Il sait qu'il est, devant les tribunaux, des fins de non-recevoir, des exceptions, comme les appelle le droit romain, parmi lesquelles la principale est la prescription, exception péremptoire par laquelle un possesseur, placé dans certaines conditions, écarte, sans autre forme de procès, toute prétention d'un tiers à sa propriété. TertuUien plaidera la prescription contre toute hérésie, quelle qu'elle soit.
Il pose son point de départ dans une série de faits incontestables, Résumé à savoir que Jésus-Christ a confié sa doctrine à ses apôtres, que argu\aentaiion ceux-ci l'ont transmise aux Eglises qu'ils ont fondées, et que de ces contre Eglises apostoliques sont sorties toutes les autres, comme autant de eresie.
rejetons inséparables de leur souche commune. En d'autres termes, le mode institué par le Christ pour la propagation de sa doctrine est la tradition, et l'organe authentique de cette tradition est l'Eglise, en tant quelle se rattache aux apôtres par une chaîne ininterrompue. Dès lors, nul n'est admis à venir invoquer contre elle son interprétation personnelle. TertuUien lui criera : « Qui êtes-vous ? Que faites-vous dans mon bien, vous qui n'êtes pas des nôtres ? Quand et d'où êtes-vous venu ? A quel titre, Marcion, coupez vous ma forêt ? Qui vous a permis, Valentin, de détourner mes canaux ? C'est mon bien. Je suis en possession depuis longtemps. Je suis l'héritier des apôtres ^. »
Il est difficile d'imiginer une verve plus entraînante. Cette verve, il est vrai, a parfois un accent âpre et rude, oij la passion de l'homme se mêle trop au zèle du chrétien. Dans son traité Des spec- Le livre tacies, paru vers 200, le h dur Africain » ne peut réprimer un Spectacles. cri de satisfaction à la pensée des futurs châtiments des persécuteurs. « Tu veux des spectacles, s'écrie-t-il. Pense à ceux que te