‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 215 sur 413 · I. Canones Hippolyli, can. ivu · texte numérisé non relu

I. Canones Hippolyli, can. ivu

a. Tertullien, De pxnit., ix, i-9.

3. Ibid.y \i. Telle osl l'alUrmation de TertuUien catholique. Après son pa«»aga <iu moiitanisme, il ilôciarera certains péchés irrémissibles.

4- C'est ce que Mgr Batillol nous parait avoir démontré dans ses £<U(/e4 d'histoire et de thâologie positive, l'e série, p. 78-84.

5. SozoMèNK. //. fi., 1. \ II, ch. XVI, P. G., t. LXVII. col. i46o.

6. Vacaiida.rd, au mot Confession, dans le Dict. de Ihrobgie catholique, t. ill, col. 855 ; J. B*i:»vi-L. Noie sur la conf. sacrament. dans les !'" siècles dans Us Fieclicrches de science rel. de mai-aoùt igao, p. 2ia-a34.

LA LUTTE 261

m" siècle par Clément d'Alexandrie, Tertullien et saint Gyprien, est une confession secrète 1.

En règle ordinaire, l'œuvre satisfactoire ou la pénitence doit précé- T^a pénîte!.c& der l'absolution. Souvent cette œuvre satisfactoire n'est autre chose l'absolution, (pe la confession publique; d'autres fois, elle consiste en jeûnes, en aumônes et en prières. Ne nous plaignons pas de la rudesse de cette discipline : c'est elle qui a arraché nos pères aux tentations d'un paganisme sensuel et sanguinaire, qui les a fixés dans la foi au Christ, qui en a fait des héros et des martyrs 2.

I. Saint Ctprien, De lapsis, ch. ixviii ; Tertullien, De baptismo, ch. ix. Sur ce texte, voir d'Alès, la Théologie de Tertullien, p. 332, note ; Clément d'Alexahdrie, Slromates , et Qais dives salvetar, passim.

3. Renan, et, depuis lui, un certain nombre de savants rationalistes, ont prétendu trouver l'origine de nos sacrements ou mystères dans les mystères orientaux, en particulier dans les mystères des gnostiques. Nous avons eu l'occasion de rappeler les origines évangéliques de l'Eucbaristie, de la pénitence et du baptême. Les ressemblances qu'on peut remarquer entre les mystères chrétiens et les mystères des religions orientales « s'expliquent toutes seules, soit parce qu'elles tiennent à l'essence de toute religion, soit parce qu'elles sont purement formelles et tiennent à la culture profane du milieu commun où se recrutaient les adeptes des religions en cause ». (Allô, l'Evangile en face du syncrétisme païen, p. 68-69.) " H suffit d'un médiocre sens historique, écrit Mgr Duchesne, pour comprendre que les premières Eglises, composées de gens qui sortaient de la synagogue, devaient tendre à se modeler sur celle-ci, et que les apôtres missionnaires, qui avaient vécu plus ou moins longtemps au milieu des communautés chrétiennes de Jérusalem et d'Antioche, portaient avec eux des habitudes, des traditions déjà précises. On n'avait nul besoin de demander à des institutions païennes le type d'une organisation qui existait déjà. Du reste, l'horreur profonde que l'on éprouvait pour le paganisme s'opposait à toute innovation de ce genre. » (Duchesne, Hist, ancienne de l'Eglise, t. I, p. 5i.) Ce qu'on doit reconnaître, c'est que, « à l'heure où l'Eglise triompha des obstacles extérieurs et put paraître au grand soleil..., elle révéla au monde tout ce que, sans nuire à sa pureté doctrinale, elle pouvait développer de puissance d'assimilation... Déjà, au me siècle, saint Grégoire le Thaumaturge avait compris que, parmi les habitudes reygieuses des convertis, beaucoup étaient en soi aptes à servir à la vraie piété... La commémoration de la naissance de Jésus fut célébrée te jour même du Natalis Invicti. Ce fait est admirablement symbolique. » (Allô, op. cit., p. i48 à i53.) Dans l'épigraphe célèbre d'Abercius, évêque phrygien du iic siècle, le symbolisme du langage est tellement semblable à celui des cultes orientaux, que des savants ont cru pouvoir nier le caractère chrétien de l'inscription. Voir Dom Leclercq, au mot Abercius, dans \e Dict. d'archéol. chrél. La prétendue Influence des mystères païens sur le culte chrétien a été étudiée par M. Mangenot, dans la Revue du clergé français des i" et i5 avril, i*' et i5 mai, ler et x5 juin igiS. Sur les origines du culte chrétien, le caractère de son développement, ses emprunts au culte juif et aux cultes païens, et la portée de ces emprunts, voir Dom Cabrol, au mot Culte chrétien, dans le Dict. apol. de la foi cath,, t. I, col. 832-85i, On trouvera, à la suite de cette étude, une bibliographie très complète du sujet.

La liturgie.

L'Eucharistie,

centre

de toute la

liturgie.

La journée liturgique.

Les heures de prière.

La semaine liturgique.

II est vrai qu'en même temps, des fêtes, des prières liturgiques, d'une douceur ineffable, altaclient tendrement les âmes à l'Ej^'lise, entretiennent en elles, à côté de la crainte, base de toute sagesse, l'amour, sommet de toute perfection.

Le centre de toutes ces fêles est l'Eucharistie.

Nous avons vu comment, du simple récit de la Gène, la liturgie de la Messe était née. Les cérémonies de la Messe, à leur tour, deviennent l'inspiration de toutes les prières formant le cadre religieux de chaque journée, de chaque semaine et de chaque année.

Le Maître avait dit : « Il faut toujours prier et ne jamais se lasser. » L'idéal de la vie chrétienne est une perpétuelle communion avec Dieu par la prière. Mais la nature et le ton de ces prières varient suivant les heures, les circonstances, les souvenirs.

C'est ainsi que, dans chaque journée, des heures sont assignées h la prière. Nous voyons dans les Acte-, que les apôtres et leurs disciples se réunissent pour prier, de préférence à la troisième heure, ou à la sixième, ou à la neuvième, c'est-à-dire à neuf heures du matin, midi ou trois heures de l'après-midi, à tierce, sexte et none. On remarquera plus tard que tierce est l'heure où le Saint- Esprit descendit sur les apôtres ; sexte, celle du crucifiomenf du Sauveur ; none, celle de sa mort. Le matin et le soir sont aussi des heures naturellement indiquées pour la prière dans l'usago de tous les peuples. La journée chrétienne est ainsi constituée. L'office canonial n'en sera, alors, que la réglementation et le développement *.

Dans la semaine chrétienne, une place à part sera bientôt faite au dimanche. Comment la substitution du dimanche au sabbat s'opèret-elle ? D'une manière fort naturelle et fort simple, à ce qu'il parait. « La réunion chrétienne se tient d'abord le jour du sabbat au soir, comme dans la synagogue. On y prie, on y prêche. Puis a lieu la « fraction du pain». La cérémonie s'achèveàl'aurore, le dimanche*. »

I. Dom F. C\Bi\OL, le Livre de la prière antique, p. ao/i-a34. ». Dom Càbhol, op. cU., p. aSi.

LA LUTTiî

Mais celte fraction du pain, n'est-ce pas l'essentiel ? C'est donc le dimanche que s'accomplit la grande prière liturgique. On ne peut s'empêcher de le remarquer et de se souvenir en même temps que le dimanche est le jour delà résurrection du Sauveur, le jour du Seigneur. Dès lors, c'est ce jour qui devient un jour de prière spécial, puis, par voie de conséquence, le jour du repos, substitué au jour du sabbat. La vieille coutume sabbatique lutte quelque temps encore. On trouve des vestiges de sa persistance dans certains rites monastiques rappelés par Cassien et dans la célèbre Peregrinatio Silviae. Finalement le dimanche est universellement accepté comme le grand jour de fête de la semaine. Le mercredi et le vendredi, au contraire, sont des jours de pénitence. Nous trouvons mention de ce fait dans les plus anciens livres, tels que la Didache ^ et le Pasteur d'Hermas ^. Le vendredi est le jour de la mort du Seigneur et le mercredi celui de sa trahison. Le samedi finit par être aussi considéré comme un jour de tristesse et de deuil. Telle est l'origine de la semaine liturgique. L'institution des Quatre-Temps nous en a conservé les reliefs^.

En même temps que la journée liturgique et que la semaine liturgique, s'épanouit l'année liturgique. La première fête que nous y voyons apparaître est la fête de Pâques. « Sous ce titre, à l'origine, on comprend non seulement la fête de la Résurrection du Sauveur, mais le souvenir de la passion et de la mort du Christ* Ces trois fêtes sont d'abord comme une fête unique. On dit : la Pâque de la passion, la Pâque de la crucifixion et la Pàque de la résurrection *. » Le souvenir du divin Sacrifice, qui a inspiré la journée chrétienne, créé le dimanche et sanctifié la semaine, crée aussi la solennité pascale. Celle-ci est le noyau de toute l'année liturgique.

Pâques entraine à sa suite la Pentecôte, qui est fixée au cinquantième jour après la Résurrection. Ces deux fêtes sont mentionnées par les plus anciens écrivains ecclésiastiques. Mais une telle solennité exige une préparation par la prière et par le jeûne. De là le Carême, qui, après quelques hésitations, commence quarante jours avant Pâques.

La

substitution

du dimanche

au sabbat.

Les trois jours de pénitence

L'année liturgique.

La fête de Pâques.

La Pentecôte,

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