‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 217 sur 413 · j(i., ch. XXIV, n · texte numérisé non relu

j(i., ch. XXIV, n

3. Jbid., n. 18. Dans sa lettre, saint Irénée ne conteste nullement à saint Victor ie droit d'excommunication de l'Eglise universelle. « Gomment veut-on que nous parlions, conclut Mgr Duchesne après avoir raconté ces faits, si on nous interdit de désigner par le nom de Chef de l'Eglise le dépositaire d'une pareille autorité ? » '(Duchesse, Eglises séparées, p. i44.)

268 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉOLISE

Orifpnes La Didachè *, la Didascalie 2, les Constitutions apostoliques ' et

Liens dlv'lise. ^^^ Canons d'Hippolyte * mentionnent la coutume d'apporter à l'Eglise et de déposer entre les mains de l'évêque les prémices des récolles. Le Sacramentaire léonien nous a conservé la formule de bénédiction prononcée alors par l'évêque sur les oblations ^. La Didascalie ^ et les Constitutions apostoliques parlent aussi de la dîme. Cette contribution, qui devait plus tard être rendue obligatoire, était seulement admise comme offrande volontaire et n'était pas générale au m* siècle. Les dons spontanés des riches entre les mains de l'évêque, pour qu'il les mît au service des pauvres, paraissent, par contre, avoir été très abondants au début du m* siècle. « L'argent, qui vous divise, disait Tertullien aux païens, sert, au contraire, à nous réunir. Comme nous sommes unis par l'âme et par le cœur, nous n'hésitons pas à mettre nos bourses en commun. » Et il ajoutait, avec la rude crudité de son langage : « Chez nous, tout est commun, les femmes exceptées ; chez vous, les femmes exceptées, tout est distinct ''. » Saint Cyprien nous apprend que les églises avaient un tronc destiné à recevoir les collectes des fidèles ^. L'Eglise paraît n'avoir possédé . cependant aucun bien-fonds pendant les deux premiers siècles. C'est au commencement du m' siècle, tout au plus à la fin du précédent, qu'on peut fixer l'acte de naissance de la propriété ecclésiastique immobilière.

Les origines A cette époque correspond, dans tout l'empire, un grand dévelop-

f '** propriété penjgjjj (jgg associatious funéraires. Dans les dernières années du immobilière r^ ecclésiastique. Il' siècle ^, Septime-Sévère avait permis, par un rescrit, sous

certaines conditions, là formation de sociétés capables de posséder des cimetières. On a tout lieu de penser que ce rescrit, donné probablement en réponse à la consultation d'un gouverneur effrayé du nombre des associations non autorisées, consacra plutôt qu'il ne créa ce

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