‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 221 sur 413 · FuBTBL DE CuuLANGEs, la Cité antique, la'iéJil., p. 4oi · texte numérisé non relu

FuBTBL DE CuuLANGEs, la Cité antique, la'iéJil., p. 4oi

LA LUTTE

Les veuves, les orphelins, les vieillards, les infirmes, étaient les Charité objets privilégiés de la charité chrétienne. Tertullien montre la femme pauvres riche ayant son jour marqué, où elle va, de porte en porte, dans 1 les pauvres logis, porter un soulagement à ses frères qui souffrent *.

Pour le chrétien d'alors, comme pour les auteurs inspirés des Psaumes, le pauvre, c'était tout être faible et susceptible d'être opprimé ; c'était l'étranger, l'esclave, la femme, l'enfant. Aux yeux du païen, l'étranger à la cité, c'était l'ennemi, c'était le barbare ; mais le chrétien reconnaissait un autre lien que la cité. « Toute région étrangère, dit VEpître à Diognète, est pour le chrétien une patrie, et toute patrie est une région étrangère : sa république est dans le ciel 2. » Ce sentiment se manifestait surtout par la manière avec laquelle les L'hospitalité, disciples du Christ exerçaient l'hospitalité. « Un étranger, écrit Franz de Champagny, arrive le soir dans une famille chrétienne. Il est pauvre, inconnu. Il tire de dessous son manteau un vieux papyrus marqué du sceau d'un autre pauvre, que les chrétiens appellent l'évêque de telle cité. Quelquefois même il ne porte rien, car les lettres, les sceaux, tout a été contrefait par les hérétiques. Un signe convenu le fait reconnaître. La famille se lève. On lave les pieds poudreux de cet étranger. C'est ce que saint Paul appelait « laver les pieds des saints ». On lui demande de prier avec la famille et au nom de la famille. S'il est évêque, on lui demande de prêcher dans la petite église domestique. Et les païens qui, en revenant de l'orgie, ont passé le soir devant cette demeure, et ont vu un pauvre entrer chez ces pauvres, ne se doutent guère de cette visite pastorale rendue par un évêque des pays éloignés à cette Eglise où son nom même était inconnu ^. »

Dans l'antiquité païenne, l'esclave était sans droit, sans famille, L'Eglise sans patrie ; il était même sans Dieu ^. Claude, Néron, Domitien, ^' l'esclavage.

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