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S. Grégoire le Thaumaturge, In Orig. panegyr,, i3-i

3o8 HISTOIRE GÉNÉRALE DE i/kGI.ISK

existe aussi comme un ordre descendant, qui, tout en maintenant

l'unité de nature entre les Personnes divines, et même leur consub-

stanliaiité ', gradue leur plénitude et subordonne les activités du Fils

et du Saiftl-Esprit à celle du Père. Il faut l'avouer, le langage d'Ori-

gène est nettement subordinatien. On ne peut en trouver d'excuse

que dans sou désir de combattre les modalistes, qu'il avait toujours

en vue.

Rapports Qn le voit, c'est un peu à la manière du gnosticisme qu'Origène

cosmologie cherche à expliquer les rapports de Dieu avec le monde ; et c'est

avec celle du peut-être en considérant cette première question qu'on pourrait dire

^ que son système est, sur les questions où la foi ne lui paraît pas eu

jeu, « une sorte de compromis avec la Gnose ° ». Mais sur la seconde

question capitale de son traité, celle du mal, il se sépare du système

gnostique jusqu'à en être la contre-partie.

Tandis que le gnosticisme hérétique explique l'origine du mal par

une décadence fatale des êtres, pour Origène, tous les degrés du bien

L'origine et du mal, tous les degrés de 1 être des créatures ne s'expliquent que

du mal et la i i-i » t '/ n f • • i • i a f

liberté. P'^^ '^ liberté. L éternelle création avait eu pour objet des êtres égaux en facultés et en dons, mais libres. Ils n'ont pas tous été également fidèles à Dieu, et de là sont nées toutes les différences qui existent entre eux 3. Les uns sont devenus des anges, les autres des âmes humaines, les autres des démons. Or le mal que la liberté a fait, la liberté peut le réparer, non pas toutefois par les seules forces de la nature, mais par la coopération de l'homme avec Dieu. Sur cette coopération de Dieu pt de l'homme le grand docteur a des formules La . d'une netteté et d'une force qui n'ont pas été dépassées *. Cette coopération de l'homme et de Dieu est possible grâce à l'Incarnation, par laquelle Jésus-Christ, vrai Fils de Dieu, s'est fait vraiment homme, s'est rendu par là capable d'expier et de racheter les fautes des hommes. Cette rédemption s'est faite par sa mort et se perpétue par les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie. Par ces mystères ou sacrements, le Christ s'unit à qui veut de son union, prête sa force à qui l'accepte, communique sa divinité à qui consent à la recevoir. L'eschaiologie Mais le triomphe du bien sur le mal ne serait pas digne de Dieu

d'Origènc.

I. 1.0 mot 'OfJioojffioç »e trouve dans Origine, si la traduction latine d'uno de so» Homélies sur l'Epitre aux Hébreux est exacte. (P. G., t. XIV, col. i3o8.) a. DucHKSNE, Hisl. anc. de l'Eglise, I, 357.

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