‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 251 sur 413 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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Origène et l'Ei'lise.

le texte hébreu en caractères hébraïques, le même texte en lettres grecques, la version d'Aquila, celle de Symmaque, celle des Septante et enfin celle de Thcodotion. Sa gloire devient universelle. On le consulte de partout ; ses écrits se répandent en Occident comme en Orient. Cependant il fait face à tous les ennemis de l'Eglise : hérétiques, juifs et païens. Car il aime l'Eglise d'un amour sans bornes. « L'Eglise seule, dit-il, est en possession delà foi droite*... Le canon vrai des Ecritures est celui-là seul que l'Eglise garantit 2... La formule de la vraie foi est celle qui est dans le symbole baptismal 3... Les hérétiques portent le nom de chrétiens ; mais ils sonten réalité des voleurs et des adultères : des voleurs, qui dérobent les vases du temple, des adultères, qui souillent les chastes dogmes de l'Eglise *. »

Les attaques

des païens

contre le

catholicisme.

Le Discours véritable de Gelse.

Mais les hérétiques ne sont pas alors les seuls ennemis de l'Eglise. Le milieu du n* siècle marque le point de départ d'une série d'attaques ouvertes contre le christianisme de la part des philosophes païens, attaques qui se prolongeront jusqu'à Julien l'Apostat. Des savants, tels que Crescens et Fronton essaient de combattre la religion chrétienne par l'arme de la critique historique et de la dialectique. Leurs écrits sont bientôt éclipsés par l'œuvre du platonicien Celso, dont le Discours véritable, paru vers l'an 178, est la diatribe la plus violente que l'antiquité païenne ait produite contre la religion de Jésus-Christ. L'injure y est jetée à pleines mains contre les chrétiens, leurs livres saints, leurs dogmes, leur culte, leur vie entière. La Bible y est présentée comme un ramassis de fables ineptes ; Jésus et ses disciples, comme de vulgaires imposteurs ; la prompte diffusion du christianisme, comme le résultat de la panique provoquée par les épouvantails du jugement dernier et du feu de l'enfer ; l'organisation de l'Eglise, comme le plus redoutable péril qui jamais ait menacé la prospérité et la sécurité de l'empire. L'ouvrage, sceptique, railleur,

1. Comment, in Pom., i, 19 ; P. G., t. \IV, col. 870. a. Ilomil in Luc, i ; P. G., t. XIII, col. i8o3.

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