Ibid., 1. II, 44; 1. m
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Les miracles
et les prophéties.
Nécessité de bonnes dispositions intérieures.
marcher '. » La diffusion du christianisme et la persécution exerc(5e contre les chrétiens « donnent chaque jour à notre foi une puissance nouvelle* ». On croirait vraiment entendre déjà le Concile du Vatican déclarant que « l'Eglise, par son admirable propagation parmi les peuples, par l'éminente sainteté de sa vie et par l'inépuisable fécondité de ses bienfaits, est un témoin irréfragable de notre foi ^ ».
Est-ce à dire que l'apologiste fasse peu de cas des autres arguments : prophéties, miracles, affirmations solennelles de Jésus ? Nullement, puisqu'il consacrera à ces preuves la majeure partie de son livre, mais il a voulu d'abord, ayant en mic un but d'apologétique pratique, mettre son lecteur en présence de la preuve qui est le plus à sa portée : le miracle moral de la vie de l'Eglise.
D'ailleurs, quel que soit l'argument présenté, il ne sera efficace, dit Origène, que pour une âme bien disposée. « Nous voulons, ajoute-t-il, faire observer que, pour bien lire l'histoire évangélique, il faut une âme sincère, une recherche attentive, et, pour ainsi dire, l'aptitude à pénétrer dans l'esprit des écrivains *. » Mais ce n'est point là ce qu'inspire l'ouvrage de Celse. Celse ne se préoccupe nullement de comprendre les Ecritures '^ ; Celse ne consulte que sa haine ^ ; il parodie, il raille, il descend jusqu'à la bouffonnerie "', et par là, au lieu de rien éclairer, il obscurcit tout ; au lieu de s'élever, il se dégrade ®.
Aucun des ouvrages d'Origène ne révèle plus profondément son âme d'apôtre, pour qui écrire ou parler n'est point se complaire en de vaines conceptions, mais agir sur les âmes, les convertir au Christ, les sauver.