‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 257 sur 413 · DucHFSNE, Ilist. anc. de l'Eglise, p · texte numérisé non relu

DucHFSNE, Ilist. anc. de l'Eglise, p

^. C'est ce qu'attestent à la fois les PUilosophoutnena, vi, 4i, ei les Stromates de Clément d'Aluiamuhib, 11, i3.

LA LUTTE

accomplissement, pourraient, comme les pécheurs ordinaires, être Sage décret absous et réintégrés dans la communion ^. D'autres prescriptions Callisie. secondaires et conçues dans le même esprit, complétaient le décret 2. Tertullien et Hippolyte crièrent au scandale. « J'apprends, dit Tertullien, qu'un édit péremptoire est porté. Le souverain pontife, autrement dit l'évêque des évêques, édicté : Moi, je remets les péchés d'adultère et de fornication à ceux qui ont fait pénitence. . . Où affichera-t-on cette libéralité ? Sur la porte des mauvais lieux ?... L'Eglise du Christ, la vraie, la pudique, n'a personne à qui promettre de tels pardons. Elle ne les promettra pas 3. » La diatribe d'Hippolyte est moins violente ; elle n'est pas moins amère. Il Proiestatiom continua, du reste, de prendre le titre d'évêque de Rome, et, par Tertullien conséquent, de Chef de l'Eglise, même après la mort de Calliste, sous et d'Hippolyte. les papes Urbain et Pontien. La persécution édictée par l'empereur Maximin mit seule fin au conflit. Pontien, le pape légitime, et Hippolyte, l'antipape, arrêtés en même temps, furent condamnés aux mines de Sardaigne. Ils se réconcilièrent dans leur bagne, ou Rétractation plutôt, Hippolyte, avant de mourir, renonça au schisme et conseilla jg saint à tous ses partisans de se rallier à l'Eglise *. Hippolyte.

Une belle et monumentale statue de marbre blanc, élevée à Rome en l'honneur de saint Hippolyte et retrouvée dans des fouilles en i55i, porte gravés les titres de beaucoup de ses écrits. Un grand nombre de ces ouvrages avaient eu pour objet de défendre les saines doctrines. Nous avons vu comment il avait combattu les théodotiens ; il combattit aussi les Aloges et lesMarcionites. Pour affranchir les chrétiens des calculs juifs en vue de la célébration de la Pâque, il dressa lui-même des tables pascales fondées sur un cycle de huit ans. Son dernier ouvrage paraît avoir été le livre des Chroniques, dont il ne nous reste que des fragments. Le schisme qu'il avait provoqué ne lui survécut pas. On ne trouve pas son nom dans les listes épiscopales de Rome, et le Liber pontificalis le qualifie simplement de « prêtre romain ' ».

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