‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 258 sur 413 · Tertullien, De pudicitia, i · texte numérisé non relu

Tertullien, De pudicitia, i

4. G est ce qu'atteste une inscription métrique du pape saint Damase, retrouvée et en partie restituée par J.-B. de Rossi.

5. Voir A. d'Alès, la Théologie de saint Hippolyte, i vol. in-S", Paris, 1906.

Hist. gén. de l' Eglise. — I 3?

HISTOIAE GÉNÉRALE DE l'ÉGI.ISB

l.a persécution kuiis Maximin

Cause de la persécution.

Tactique do Maximin ;

atteindre

ks chefs de

l'Eglise.

Saint Pontien et saint Hippolyte ne furent pas les seules victimes illustres de la persécution de Maximin. On peut ajouter à leurs noms celui de l'ami le plus intime d'Origène, Ambroise, celui du successeur de Pontien, Antère, et peut-être celui de sainte Barbe. Cette persécution ne dura que trois ans ; elle naquit et finit avec le règne de Maximin. Elle ne fut, d'ailleurs, que locale *. Furieuse ici, modérée ailleurs, et nulle en bien des endroits, elle fit, comparativement à d'autres, peu de victimes. Le soldat brutal et grossier qui, après avoir fait assassiner son prédécesseur, Alexandre Sévère, fut porté à l'empire par les acclamations de l'armée, Maximin de Thrace, se doutait à peine de ce que pouvait être le christianisme. Cet ancie» lutteur, taillé en Hercule, qui buvait en un jour une amphore de vin, et qui brisait d'un coup de poing la mâchoire d'un cheval ', n'avait aucune sorte de préoccupation intellectuelle ou religieuse. Il persécuta les chrétiens parce qu'Alexandre les avait favorisés. Ce fut, au dire d'Eusèbe ', tout le secret de sa politique à l'égard de l'Eglise.

Toutefois, simple et rustre comme ceux de sa race, Maximim avait toute la ruse des campagnards ses ancêtres.' Très habilement, il « ordonna de mettre à mort seulement les chefs des Eglises, comme responsables de l'enseignement de l'Evangile* ». C'est ainsi que Pontien et Hippolyte, le pape et l'antipape, furent arrêtés dès les premiers temps de son règne et aussitôt relégués en Sardaigne. Origène aussi était un chef. Le Barbare couronné méconnut-il l'influence de ce grand homme ? Recula-t-il, au contraire, devant son immense popularité ? Ou bien encore, par un raffinement de ruse, pensa-t-il arriver au même but en frappant, à côté de lui, celui qui, étant à la fois son disciple, son ami et son mécène, avait été l'instigateur de toutes ses œuvres ? Quoi qu'il en soit, après Pontien et

1. Lettre de Firmilien k laint Gyprien, dans les Icttret de S. CTPrien, lellr*

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