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LA LUTTE
Ambrois»,
ami d'Origène.
Hlppolyte, un des principaux personnages arrêtés par ordre de l'empereur, fut cet Ambroise que nous avons vu mettre au service du chef de l'école d'Alexandrie son influence et sa fortune.
Nous ignorons quelle carrière Ambroise avait remplie avant de se mettre en relation avec Origène, « Nous savons seulement qu'il avait paru avec éclat à la cour de Sévère ou de Garacalla, puisque Origène raconte qu'il avait fait des entrées solennelles dans beaucoup de villes. Retiré à Alexandrie, il y vivait au milieu d'une nombreuse et florissante famille. Sa femme, Marcella, était chrétienne. Il avait des frères, des sœurs, plusieurs enfants. Ambroise, cédant peut-être aux douces influences qui l'entouraient, abandonna le paganisme, mais il n'entra pas de plain-pied dans la vérité chrétienne. Le gnosticisme, si brillant à Alexandrie, séduisit d'abord son esprit chercheur et subtil. Mais pour lui, comme pour plusieurs, l'erreur de Valenlin servit comme de transition pour passer du paganisme au christianisme. Ambroise, vers l'an 212, embrassa la foi orthodoxe. L'instrument de sa conversion fut Origène. Dès lors, Ambroise s'attacha passionnément à lui. Il lui fournissait les livres, les copistes. En même temps, il l'aiguillonnait, le pressant de questions, faisant sans cesse jaillir l'étincelle de ce puissant esprit. C'est aux l^béraliin^î et plus encore peut-être aux importunités d'Ambroise que sont dus le plus grand nombre des commentaires d'Origène sur les Ecritures *. »
Ambroise fut arrêté avec un prêtre de Césarée nommé Protoctète et plusieurs autres chrétiens. On pilla leurs biens, soit en vertu diine confiscation régulière, soit à la suite d'émeutes ou de violences illégales. L'empereur, retranché dans son camp du Rhin, avait ordonné de lui amener les victimes désignées par ses délateurs. Ambroise et ses compagnons furent jetés sur un chariot, puis acheminés vers la Germanie, pour y être présentés à Maximin. Là, dégradés de tout titre et de tout emploi, ils devaient être condamnés à l'exil ou à la mort; mais le martyre du sang leur fut épargné*. On a des rai- Sa délivraBc^ sons de croire qu'ils furent rendus à la liberté par quelque gouverneur des provinces qu'ils traversèrent. Le règne de Maximin fut constammeni troublé par les conspirations de ses rivaux, qui cherchaient à détacher de lui les fonctionnaires de l'empire. C'était leur donner des
Son arresla lifta.