Act,, XIII
i3. Act., XVI, 6 On a pu appeler le livre des Actes « l'Evangile de l'Esprit- Saint ». Cf. Lebreton, Histoire du dogme de la Trinilé, 1 vol. in-S», Paris, 1910, p. a85.
i4. Act., XIII, 62.
Fidélité
des premiers
chrétiens
aux
obstT\ances
juives.
Leurs vertus les rendent
cljcrs au peuple.
Leurs assemblées.
du chef dos apôtres, la communauté naissante s'organise et se développe comme la plus unie des familles.
Qui l'observerait du dehors, et d'un regard superficiel, y verrait peut-être un simple groupe de juifs pieux, ou encore quelque institution cénobitique semblable à celles des esscniens et des thérapeutes *. Les disciples de Jésus gardent encore les observances mosaïques, prient aux heures voulues ^ et se montrent scrupuleusement fidèles à la Loi. Aussi le peuple les aime-t-il à cause de leur vie simple, pieuse et douce ^. Les princes des prêtres l'ont bien vu, lors de l'arrestation de Pierre et de Jean. Un parfum d'amabilité, d'honnêteté, de saine gaieté rayonne autour du petit groupe. Le travail y est honoré, les pauvres y sont accueillis avec bonté, les déshérités du sort y trouvent tous les charmes d'une famille agrandie, qui leur ouvre avec largesse tous ses trésors d'afiFection en, même temps que ses ressources matérielles. Les membres de la communauté s'appellent frères, pour marquer la tendre charité qui les unit. Les portiques du temple, les galeries qui font partie de cet édifice sont le lieu habituel de leurs réunions pendant le jour *. Ils y retrouvent le souvenir des plus doux entretiens de leur Maître. Le soir, on les voit rentrer à leur quartier, et, divisés par petits groupes 5,, prendre part à un mystérieux repas qui leur rappelle, d'une manière plus intime encore, les derniers moments de Jésus. Le peuple désigne leur réunion par le mot hébreu de Kahal, appliqué aux assemblées de ce genre ; mais eux-mêmes prennent plutôt le nom grec à'Ecclesia, Eglise, par lequel les vieilles cités helléniques désignaient la convocation du peuple pour délibérer sur les affaires de la cité.
I . Sur les associations pieuses des esséniens et des thérapeutes, voir Hergeh- ROETUER-KiRSCH, Kirchengeschichtc, t. I, 1. I, ch. ii, î; 3. Cf. Philon, Traité de la vie contemplative, et Massebiau, le Traité de la vie contemplative et la question des thérapeutes, dansfieu. de l'hist. des religions, année 1887, p. 17001 s., a84 et s.