‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 268 sur 413 · Rossi, Roma solterraneà, t. II, p. 3oi. Cf. p. ai · texte numérisé non relu

Rossi, Roma solterraneà, t. II, p. 3oi. Cf. p. ai

7. Léon Rbmikr, Mélanges d'épigraphie, p. 1-46. Cf. P. Allard, op. cit., Il, 24i-a43.

8. TiLLEMOMT, Mémoires, t. V, note 3a sur la personne de Dioclétien, et Ilistoirt des empereurs, t. III, p. 3 10.

Progrès des hautes

éludes religieuses.

Principaux

écrivains

ecclésiastiques

de cette période.

Saint Grégoire

le Thaumaturge.

Ses miracles.

Quant à l'impulsion donnée aux études religieuses par Origène, elle se propagea par ses disciples, surtout en Orient. A Alexandrie même, Héraclas et Denys, tous deux philosophes convertis, tous deux évêques, jetèrent un tel éclat par leur enseignement, que les fidèles lettrés venaient à leur école du monde entier. Sous la direction d'Héraclas se forma Jules Africain ^ qui, sous le titre de Chronographie, publia le premier essai de chronologie universelle, et, sous le nom de Gestes, unesorte d'encyclopédie 2. Dans la Palestine, Théoctiste, évêque de Césarée, et Alexandre, évêque de Jérusalem, restaient attachés à Origène comme au maître unique ^, et Alexandre fondait à Jérusalem une bibliothèque chrétienne. A Antioche, le prêtre Gemini us, dont les écrits se conservèrent longtemps dans l'Eglise *, suivait, quoique avec moins d'enthousiasme, les mêmes traditions. Dans l'Asie Mineure enfin, Firmilien en Gappadoce, Athénodore et Théodore dans le Pont, ne le cédaient à personne dans leur enthousiasme pour le grand docteur d'Alexandrie et de Césarée. Presque tous ces maîtres payèrent leur foi, sinon de leur vie, du moins de leur sang. Le plus dévoué de tous à la mémoire d'Origène, et son plus illustre continuateur, fut Théodore. Par humilité, il abandonna ce nom de Théodore (don de Dieu) pour le nom plus modeste de Grégoire {le vigilant) ; mais le don des miracles dont Dieu le favorisa lui valut le surnom glorieux de Thaumaturge (faiseur de miracles).

Saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée, dans le Pont, est surtout connu du peuple chrétien par ses prodigieux miracles. Deux frères, se querellant pour la possession d'un étang, le prennent pour arbitre. 11 passe la nuit en prières. Le lendemain l'étang est desséché et le différend sans objet. Le fleuve Lycus cause par ses débordements des ravages dans toute la contrée. Grégoire se rend à l'endroit où la digue cédait d'ordinaire à la force des eaux. Il y plante son bâton, qui pousse des racines et devient un grand arbre, protégeant désormais la digue et le pays. Deux juifs veulent exploiter sa charité. L'un d'eux lui demande un secours pour ensevelir son compagnon, lequel fait le mort. Le thaumaturge donne le secours demandé, et passe. Mais lorsque l'imposteur accourt vers

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