‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 274 sur 413 · Voir FusTEL de Coulascss, lu Citd «jiXifut, f ii 73 et · texte numérisé non relu

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34o HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE

suscitée en 2^9 contre les clirétiens d'Alexandrie. Denys venait d'y être installé, quand un homme, que le saint évêque qualifie de « méchant devin et mauvais poète », réussit à persuader au peuple que ses dieux étaient menacés parles clirétiens. « Entraînée par cet homme, continue le récit, la populace pensa montrer une grande T/émeute piété envers ses dieux en égorgeant nos frères*. » On commença exan le. pg^ se saisir d'un vieillard, et, sur son refus de prononcer dos paroles impies, on le roua de coups, on lui enfonça dans le visage et dans les yeux des roseaux pointus, puis, l'ayant entraîné dans le faubourg, on le lapida. Une vierge, jApolline, reçut tant de coups violents sur sa mâchoire, que toutes ses dents furent brisées. Une foule de forcenés se précipita sur les maisons des chrétiens. On dépouilla les fidèles, on les chassa de leurs logis. De jour et de nuit, les rues retentissaient de ce cri : « Quiconque refusera de blasphémer le Christ sera traîné et brûlé. » Ces violences durèrent jusqu'au moment oiî une guerre civile, ayant éclaté dans la ville, donna une autre direction aux fureurs sauvages de la multitude. Les chrétiens jouirent alors d'une période de répit ; mais cette période fut courte. Bientôt l'édit de Dèce ralluma la persécution et la rendit, de quelque manière, plus redoutable, en la plaçant sous la direction des autorités légales.

L'édit de Dèce Nous ne possédons pas le texte de cet ëdit ; mais des témoignages ^^ ^^' contemporains, surtout les lettres de saint Cyprien et Jes actes authentiques des martyrs, permettent d'en reconstituer le sens, sans crainte d'erreur. Tous les chrétiens de l'empire, clercs et simples fidèles, nés dans le christianisme ou nouveaux convertis, furent tenus de se présenter à jour ûxe^ pour offrir un sacrifice aux dieux de l'empire ^ et abjurer leur foi au Christ *. La désobéissance entraînait un procès criminel. Poursuivis alors d'office, les chrétiens devaient être soumis d'abord à la torture, et, si la torture n'amenait pas l'abjuration, ils devaient être punis de l'exil ou de la mort. Les Caractère biens des bannis et des fugitifs étaient dévolus au fisc. Jamais édit do cet édii. jg persécution n'avait été conçu en termes aussi généraux et aussi précis à la fois. Septime-Sévère avait voulu arrêter la propagande et visé surtout les convertisseurs et les convertis ; Maximiu s'était atla-

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