Negociationis nundinas. Ep. i
4. « Son traité De Trinitate est composé avec un souci d'ordre et de méthode qui
HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉOLISÈ
T1 se met en
rapport ivec ISovatien.
L'un et l'autre
cherchent
à susciter
à Rom» un
mouvement
pareil à celui
de Garthage.
Novatien
candidat à la
papauté.
Election de
saint Corneille
Il condamne Fôlicissime.
Schisme de Novatien.
tien. Pendant la persécution, il était parvenu, à la fois, à dépister les recherches par des moyens peu héroftjnes ^ et à se faire, dans le conseil prcsbyléral une situation prépondérante. C'est lui qui avait rédigé, au nom du clergé et des confesseurs romains, les lettres qui condamnaient l'attitude des confesseurs carthaginois et donnaient raison à l'évêque. Mais les fauteurs de schisme se sont toujours beaucoup plus groupés d'après leurs passions et leurs intérêts que d'après leurs idées. Novat et Novatien, sitôt qu'ils se furent rencontrés, firent aussitôt cause commune. Leur plan paraît avoir été d'abord de susciter à Rome, parmi les confesseurs de la foi, un mouvement pareil à celui de Carlhage. Ils n'y réussirent que très imparfaitement. Un vénérable prêtre. Moïse, emprisonné depuis plusieurs mois, édifiait l'Eglise entière par sa patience au milieu des tortures et des privations. On essaya de le gagner ; mais quand il comprit qu'il s'agissait de s'unir à la cause de cinq prêtres révoltés contre leur évêque, il refusa tout concours à ses solliciteurs ^. Malheureusement, après la mort de Moïse, qui arriva en janvier ou février 261, quelques-uns de ses compagnons de captivité se laissèrent séduire. Ce succès parut insuËGsant. Novat et Novatien concentrèrent leurs efforts vers l'élection pontificale. Elle déconcerta leurs menées. Le prêtre élu, .vers l'été de 25 1 ^, pour succéder à saint Fabien, fut Corbeille, connu par la douceur et la modération de son caractère, universellement vénéré pour sa haute vertu. On conjecture qu'il appartenait à la haute aristocratie de Rome. Un de ses premiers actes fut de réunir à Rome un concile de soixante évêques, qui approuva les solutions de l'évêque de Carthage sur les faillis. Tout l'Occident chrétien y adhéra aussitôt *. Le schisme de Félicissime était frappé à nlort ; mais celui de Novatien allait commencer.
Il débuta comme par un coup de foudre. Tout à coup, le bruit se répandit que l'évêque de Rome était, non pas Corneille, mais Novatien lui-même. Deux amis de celui-ci, dont un paraît avoir
•n fit le modèle pour longtemps des ouvrages de même genre... Ses écrits sont \m premiers qui, à Rome, aient été rédigés en latin sur des matières théologiques. » (TixsROKT, Histoire des dogmes, I, 353.)