‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 284 sur 413 · I. Eo. xyt ; Eusèbe, H. E., 1. VI. ch. xliii, n. i · texte numérisé non relu

I. Eo. xyt ; Eusèbe, H. E., 1. VI. ch. xliii, n. i

a. ËusÈBi, H. E., 1. VI, ch. ilui, n. ao.

3. TiLLBMONT, Mémoires, i. 111, note i sur saint Corneille dit en juin jnt. M^r DouLCBT, Essai sur les rapports de l'Eglise avec l'Etat romain, fixe la date do l'élection en mars.

ii. EusîiBi, H. E., 1. VI, ch. xLiu.

LA LUTTE

été Novat, étaient allés chercher, au fond de l'Italie, trois évêques, hommes simples et rustiques, les avaient persuadés de venir à Rome sans retard, pour y apaiser, de concert avec les autres évêques, un grand conflit. Une fois à Rome, on les avait circonvenus, intimidés, trompés, et, vers le soir, après un repas abondant, on avait obtenu d'eux qu'ils accomplissent sur Novatien la consécration liturgique qui le faisait évêque *. Quant à Corneille, son élection était nulle de plein droit ; il s'était rendu radicalement indigne de l'épiscopat, disait-on, en se faisant donner des autorités romaines un certificat d'apostasie, et en communiquant avec des apostats. Du même coup, Novat et Novatien se faisaient les champions des exigences les plus rigoureuses. Suivant eux, l'apostat devait renoncer à tout espoir de rentrer dans l'Eglise, fût-ce à son dernier soupir ; quiconque lui pardonnerait se condamnerait par là même 2. C'était, pour Novatien, et surtout pour Novat, rompre bien brusquement avec leurs anciennes doctrines. Mais les esprits révolutionnaires se sont toujours plus souciés d'être logiques avec leur but qu'avec leurs principes. Le but de Novat et de Novatien était de ruiner l'autorité du pape Corneille. Faire passer sa modération pour une apostasie, et présenter sa prétendue apostasie comme une irrégularité radicale, viciant son élection, leur paraissait conduire à la fin poursuivie.

Le novatianisme se posa donc comme le parti de la morale austère et incorruptible. Cette position, la considération dont jouissait la personne de Novatien et l'active propagande de Novat, firent son succès. En dehors de Rome, une petite Eglise novatienne se fonda à Carthage, sous la direction d'un des évêques consécrateurs de Novatien, Evariste, et d'un confesseur de Rome, Nicostrate. En Gaule, l'évêque d'Arles, Marcien, appliqua le principe de Novatien dans le gouvernement de son diocèse et se rallia au schisme. En Orient, les idées rigoristes triomphèrent, surtout à Antioche, où l'évêque Fabius les patronna ouvertement, et se répandirent en diverses régions de l'Asie Mineure. Les adeptes de la secte s'appelaient entre eux les Purs, les Cathares '. Leur chef

Il se fait élire antîptpe.

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Diffusion

du

novatianisme.

I . Voir les détails de cette ordination dans une lettre du pape Corneille reproduite par EusÈBE, H. E., 1. VI, ch. xliii. Cette lettre est conçue en termes très vifs ; mais la vivacité, bien explicable, avec laquelle les faits sont racontés et appréciés, ne paraît pas de nature à infirmer leur vérité substantielle.

a. Voir le résumé de la doctrine de Novatien dans saint Pacikn, Ep. m, n. i. P.L., t. Xm, col. io63.

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