‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 293 sur 413 · Cha.mpa.gny, les Césars du Ilh siècle, II, 38i · texte numérisé non relu

Cha.mpa.gny, les Césars du Ilh siècle, II, 38i

niSTOIllE GENERALE DE L EGLISE

Œuvre»

diverses de charilé.

et le peuple deCarthage produisit cent mille sesterces (environ vingtcinq mille francs). Cypiien s'enipretssa d'envoyer à ses collègues ce don magnifique *. De Rome, où le pape Corneille avait nourri quinze cents indigents-, le pape Etienne faisait parvenir des secours aux Eglises de Syrie et d'Arabie ^.

Ce furent précisément ces bienfaits qui devinrent, pour les ennemis de l'Eglise, le prétexte d'une nouvelle persécution.

Le courtiitn

Macrien excite

l'empereur coptrel'Eglise.

Il dénono« PU particulier f.^s prétendues

licbesses.

Un des défauts de l'empereur Valérien, défaut capital pour un chef d Etat, était de subir facilement les influences de son entourage*. Ce défaut saccentuait avec son âge. Un soldat ambitieux, parvenu aux plus hautes dignités de l'empire, Macrien, gagna sa confiance, détourna ses sympathies du christianisme en l'initiant à la magie *, et prit sur lui un ascendant tout-puissant. Puis il lui dénonça l'Eglise comme le grand danger de l'empire. Devant un empereur qui, comme Valérien, connaissait de près les chrétiens, leurs mystères, leurs mœurs et leur esprit, il n'était plus possible d'évoquer les prétendues infamies de leurs assemblées, comme on l'avait fait sous Néron et Domitien, ou la puissance menaçante de leur propagande, comme sous Septime- Sévère, ou leur hostilité systématique à l'égard de l'empire, comme sous Dèce. Macrien ne parla que des richesses de l'Eglise, de l'étendue de ses domaines, de l'immensité des trésors qui devaient se cacher dans l'ombre de ses sanctuaires, puisqii'il en sortait de si abondantes aumônes. Il ne comprenait pas, ou plutôt il feignait de ne pas comprendre, que l'Eglise, suivant l'expression de saint Cyprien, ne thésaurisait point, que u tout ce qu'elle recevait allait aux pupilles et aux veuves ^ », que ses églises et ses cimetières, si vastes qu'ils parussent, étaient des capitaux improductifs, que le fond de toutes ses ressources était dans le cœur généreux de tous ses

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