Lib. pont. I
4. Cyprien, Ep. xviii, 2, xxix, LXiii, 3; Pontius, Vila Cypriani, 3-4.
5. Franz Gillmann, Dos Institut des Chorbischôfe im. Orient, Munich, igoS. L'excellent travail de M. Gillmann se trouve résumé, et critiqué sur certains points, par le R. P. Martin Jugie, les Chorévêques en Orient, dans les Echos d'Orient, t. VII, 190/j, p. 263-268.
6. Jacques Zeiller, Revue d'hist. ecclés., 1906, p. 27 et s. — L'histoire des chorévêques ne peut être étudiée qu'en distinguant soigneusement le chorépiscopat
Les diacres.
Les
sous-diacres
et les clercs
minorés.
Organisation
spéciale
en Orient.
Les diacres ont toujours une grande importance dans l'Eglise. Le développement de l'Eglise, la multiplication des assemblées, l'augmentation du patrimoine ecclésiastique, ont considérablement compliqué leurs fonctions. On les a déchargés de plusieurs de leurs occupations par la création des ordres mineurs; mais l'administration des biens d'Eglise et la direction des œuvres de charité est pour eux une charge souvent très lourde. Parmi les diacres, il en est un, dit premier diacre ou archidiacre, qui a la direction supérieure des biens et des oeuvres ecclésiastiques. Nous avons vu la situation faite à Rome au premier diacre Laurent par de pareilles fonctions. Elle paraît avoir été la même à Carthage ' et à Alexandrie ^.
Les sous-diacres, hypodiaconi, apparaissent à la fois à Rome, sous le pape eaint Corneille 3, et à Carthage sous lépiscopat de saint Gyprien *. En 25 1, l'Eglise de Rome compte ^6 prêtres, 7 diacres, 7 sous-diacres, 42 acolytes, 62 exorcistes, lecteurs et portiers 5. Les lettres de saint Gyprien signalent, à la même époque, l'existence en Afrique de tous ces ordres inférieurs, sauf celui de portier.
En Orient, les sources historiques nous montrent un développement différent du clergé inférieur. On y trouve bien, dès le milieu du m' siècle, des ministres remplissant des fonctions analogues. Mais ils ne sont pas comptés dans le clergé. Les sous-diacres et les lecteurs y prendront rang plus tard, à une époque où leurs attributions seront
oriental du chorépiscopat occidental. Ils difierent à la fois par l'époque à laquelle ils ont existé et par leurs caractères propres Le chorépiscopat a existé, en Orient, du ne siècle au vin" siècle La plus ancienne mention connue d'un chorévêque en Orient est celle de Zotique, chorévêque à Kumane, en Phrygie, dans la seconde moitié du ii" siècle. Le dernier texte qui en fasse mention est le compte rendu du concile de Nicée en 787. L'Occident chrétien, au contraire, si l'on excepte le cas exceptionnel et énigmatique d'Armentaire et d'Eugraphe, n'a pas connu les chorévêques avant la seconde moitié du viii-' siècle. Les chorévêques d'Orient furent d'abord des évêques ruraux, pleinement indépendants des évèques urbains, puis leur furent par la suite de plus en plus subordonnés, jusqu'à ne plus conserver aucun caractère épiscopal. La réglementation de leur subordination progressive fut l'œuvre des conciles d'.\ncjre, de Néocésarée. de Nicée d'.\.ntioche, de Sardique et de Laodicée. Les chorévêques occidentaux « se présentent plutôt comme des coadjuteurs de l'évêque, chargés de gouverner certaines portions du diocèse plus ou moins éloignées de la ville épiscopale, à laquelle ils demeurent cependant attachés, à la fois réellement possesseurs de la dignité épiscopale, mais dépendant do l'évêque urbain, dont ils ne sont que les auxiliaires ». ^Jacques Zeillbr, dans la Hfvtie d'hist. ecclés., t. VII, igo6, p. 87,) — Cf. H. BBaeÈRE, Etude historique sur les chorévêques, l vol, in-8°, Paris, igoS.