‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 302 sur 413 · ËLbiBB, /or. cit · texte numérisé non relu

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réglées d'une façon plus stable. Les autres clercs minorés ne reçoivent pas une vraie ordination ; tout au plus sont-ils 1 objet d'vi^^ simple bénédiction de leur évêque au moment où celui-ci les clio,sil pour venir en aide aux diacres * .

Un texte de saint Cyprien nous indique quel est de son temps le Le mode

T , , ., . 1 » Ti • 1 de rétribution

mode de rétribution des prêtres, ils reçoivent un traitement mensuel, j^g clercs. divisiones mensurnœ, et des dons manuels, sportulœ".

Les laïques sont subordonnés aux clercs, mais ne sont point abso- Les laïques, lument exclus de l'administration de l'Eglise. Dans plusieurs circonstances, saint Cyprien déclare ne vouloir point porter une sentence sans avoir préalablement obtenu l'avis de son clergé et l'assentiment de la plehs ^. Quant à l'intervention du peuple pour l'élection du Leur rôle clergé, elle devient de plus en plus négative ; son rôle se bornera ®

bientôt à signaler les cas d'indignité chez les candidats à la cléricature.

Tout chrétien a, sinon un droit strict, du moins un titre, dont l'évêque tient compte dans la mesure de ses ressources, à être assisté par son Eglise en cas de besoin ; car l'Eglise est une fraternité, une vraie société de secours mutuels, où le riche a le devoir de venir au secours de son frère déshérité *.

Cette fraternité persiste après la mort. Les corps des chrétiens La fraternité dorment de leur dernier sommeil dans des cimetières communs. Les chrétienne. plus connus de ces cimetières sont, à Rome, les catacombes de Galliste, de Lucine et de Prétextât. On place le corps du frère défunt, avec ou sans sarcophage, dans une niche, qu'on ferme avec une plaque de marbre ou de pierre, ou plus simplement avec des briques, le long des galeries souterraines. Les frères graN ent sur ces tombeaux, avec le nom et l'âge du disparu, des inscriptions touchantes: « Sois en paix. Puisses-tu vivre dans le Christ I Puisses-tu vivre dans la gloire ! Prie pour nous. » Inpace, Vivas in Chrisio! Vivas ingloria! Petepro nohis. Tout y respire, avec l'accent d'une fraternité tendre, un espoir confiant et tranquille. On vient souvent, dans ces lieux vénérables, célébrer le saint sacrifice sur la tombe des martyrs, non point seulement au temps de la persécution, mais même en temps de

1. Hergenrôther-Kirsch, Kirchengeschichte, t. I, IVe partie, ch. viii, Si.

2. S. Ctpribn, Ep. ixxii, 5. Cf. Ep. xli, 2- EusÈBE, //. E., 1. V, ch. xxviu, n. 10.

3. Ep. XIV, I. Cf. Ep. XXXIV, 4. Saint Cyprien demande au clergé son consuium et au peuple son consensus.

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