P. G., t. GIV, col
3. Ab Ecclesus quoquo modo apostoUcis (Tertullien, Prescription, c. xxxi et s.)
4. Duchesse, Hist. anc. de l'Eglise, I, 526-627. L'adaptation des provinces ecclésiastiques aux provinces impériales se fit à la fin du me siècle, pour l'Orient, sous Dioclétien; pour l'Occident, à une date postérieure. (Duchesne, op. cit., p. 627.)
5. EusÈBE, H. E., 1. VII, ch. xxiv. En Afrique, les conciles sont bisannuels : ils se tiennent au printemps et à l'automne.
Les conciles.
La première
organisation
de la vie
ascétique.
Les vierges consacrées.
l'élection des évoques de sa province, ainsi que leur consécration * ; 3° le droit de fournir" des liUerœ oommunicatoriai aux évoques nommés 2.
En dehors de l'institution des métropoles en voie de formation, on aperçoit comme le germe de l'institution du patriarcat. L'évêque d'Alexandrie exerce une suprématie sur la Thébaïde, la Pentapole et la Libye, c'est-à-dire sur plusieurs provinces ; et parmi les évèques qui relèvent de celui d'Antioche, il en est qui président à des provinces entières. Alexandrie et Antioche seront bientôt considérées comme sièges de l'autorité patriarcale ^.
D'autre part, l'évêque de Carthage, exerçant une primauté sur toute l'Afrique, semble en être comme le primat.
Avec l'institution des métropoles se développe, d'une manière parallèle, l'institution des conciles. Il n'est pas question, avant Constantin, de concile œcuménique ou général ^. Nous avons vu seulement, au ii* siècle, les querelles du montanisme et de la question pascale déterminer des conciles particuliers. Ces conciles deviennent réguliers au m* siècle et sont présidés par l'évêque de la ville principale. Les évêques sont justiciables de ces conciles et peuvent même être déposés par eux, ainsi que nous l'avons vu pour Privât de Lambèse.
A côté de la vie cléricale et de la simple vie chrétienne, apparaît, au lu* siècle, la première organisation de la vie ascétique. Elle se rencontre parmi les « vierges consacrées ^ », les ascètes et les ermites.
Les vierges consacrées à Dieu ont fait entre les mains de leur évêque un vœu de chg.steté. Les unes vivent dans leur famille ^ d'autres, sans constituer des monastères proprement dits, forment certains groupements dont les évêques auront parfois à réprimer les abus ^ ; mais partout, parmi elles, règne une ardeur de zèle, qui les