‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 321 sur 413 · Ibid., p. iSg-iéo · texte numérisé non relu

Ibid., p. iSg-iéo

3. EusÈBE, H. E., 1. VIII, ch. iv, n. 5. !x. Lactance, De morte pers., ii.

p;:ia-e

de la

grande égli-o

de Nicoinc'vllc

(a3 février

de l'enipercur ou de son conseil sur la résolution prise, n'a point la patience d'attendre la promulgation de l'édit. Le 7 des calendes de mars (28 février 3o3), le peuple païen doit célébrer la fête des Terminalia, ou des limites des champs, par des sacrifices à Jupiter Terminus. Avec ce mélange de superstition et de scepticisme qui caractérise cette époque, le césar déclare que cette date est tout indiquée pour faire entendre au christianisme qu'il est enfin arrivé à son terme ^ Chose étrange, Dïoclétien, esprit froid et calculateur, se montre accessible à une pareille considération. Lui aussi ne se défera jamais de ses tendances superstitieuses. Le 28 février, aux premières lueurs du jour, une troupe armée envahit la grande église de Nicomédie, pille le mobilier, saisit les livres sacrés et les jette au feu. Puis une escouade de prétoriens s'avance en ordre de bataille, munie de haches et d'autres instruments de démolition, et, avec cette incomparable habileté des soldats romains, habitués à construire et à démolir avec promptitude édifices, routes et tunnels dans leurs campagnes 2, la troupe s'attaque aux murs de la cathédrale, qui, en quelques heures, est complètement rasée.

Premier éJit^

L'empereur ne peut plus reculer. Le lendemain, 2^ février, un

de [wrsecuiion édit est publié. Ordonnant la destruction des éerlises et des livres (a'i février ^ . ....

n ne porte

pas de sanclion

capitale.

sacrés, la cessation des assemblées chrétiennes et l'abjuration de tous les chrétiens, sous peine, pour les nobles, d'être dégradés de leui-s dignités, pour ceux d'humble condition, d'être réduits en esclavage, et pour les esclaves, de ne pouvoir plus jamais être affranchis ^.

L'habile politique qu'est Dioclctien s'imagine qu'il pourra ainsi, sans effusion de sang, par de simples mesures administratives ou pénalités de déchéance sociale, abolir enfin ce christianisme qu'il a favorisé autrefois. Galère, toujours poussé par sa vieille mère, le lui a montré, par des insinuations et des calomnies chaque jour répé-

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