‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 326 sur 413 · ELSÈBE,Z)e martyribus Palaestinse · texte numérisé non relu

ELSÈBE,Z)e martyribus Palaestinse

3. EtsiiBE, H. E., \. YIII, ch. IX, n. 4. l\. Ibid., ch. X, n. 4j 5, 7, 8.

Exéculions eu niasse.

arbitraire

dans

les poursuites

et les conliamnalions.

pointus ; pour d'autres, on faisait fondre du plomb et on leur arrosait le dos avec cette matière bouillante et ardente ; on leur brûlait les parties du corps les plus délicates *... Nous avons connu nous-mcme j)lusieurs de ceux qui se sont rendus illustres en Palestine, en Pbénicie... Après les fouets, c'était le combat contre les fauves : léopards, ours, sangliers, taureaux aiguillonnés par le feu et le fer. Nousavons nous-même assisté à ces scènes*. » Il y eut de vrais massacres. Les habitants d'une petite ville de Pbrygie avaient tous embrassé le chrisllanisnie. On mit le feu à l'église au moment où la population y était réunie. Elle y périt tout entière, avec son curateur, ses duumvirs et ses autres magistrats •*. Les lois de la procédure étaient impunément violées. Un chrétien n'avait plus de droits. A tout chrétien quivoulait soutenir un procès pour un intérêt privé, il suffisait d'opposer l'exception résultant de sa religion, pour écarter sa demande. Tout était permis contre sa personne et contre ses biens. S'il osait se plaindre, on le déclarait incapable de plaider au civil, et on retenait sa cause au criminel pour le punir comme chrétien. C'était l'anarchie dans la terreur ; c'étaient les législations sanguinaires de Néron, de Yalérien et de Dèce, livrées à l'arbitraire de la magistrature, de la [)olice et de la populace elle-même.

Abdication

<le Dioctétien

liemanioment

(Je la

Iclrarchic.

En 3o5, un grave événement politique amena un changement important dans la situation des chrétiens de l'Occident. La santé de Dioclétien dépérissait de jour en jour. Quand, après une grave maladie, l'empereur se montra en public, le i" mars 3o5, on eut peine à le reconnaître. Son esprit s'était affaibli comme son corps Galère lui persuada alors que le moment était venu de se démettre L'ambitieux césar avait déjà, par la menace d'une guerre civile amené Maximien Hercule à la même résolution. Cette double démis sion élevait Galère et Constance à la dignité d'augustes. Us se choi sirent deux césars : Flavius Sévère, soldat ivrogne et brutal, e« Maximin Daïa, barbare débauché, neveu de Galère. Les deux uou-

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