‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 327 sur 413 · EusfeuE, cb. XII, n · texte numérisé non relu

EusfeuE, cb. XII, n

a. Ibid., cb. VII, n. i.

3. Lactance, Div. Inst.f v, li ; Eisèdb, //. R, 1. N 111, cb. «

LA LUTTE

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La paix relative en Occident.

veaux césars étaient les créatures du premier auguste, et Constance, d'humeur pacifique et de santé débile, lui paraissait facile à dominer. Galère avait d'ailleurs pris la précaution de retenir à Nicomédie, comme otage, le fils de Constance, Constantin. Mais, peu de temps après, ce dernier se rendait en Gaule pour y rejoindre son père. Ni le père ni le fils n'étaient disposés à suivre la politique persécutrice de Galère. La Gaule et la Bretagne, placées jusque-là sous la juridiction de Constance, avaient joui d'une paix relative. L'Espagne, qui leur fut annexée après le remaniement de la tétrarchie, participa aux avantages de cette situation. Sévère, subordonné du tolérant Constance, suivit sa politique. Les provinces occidentales échappèrent dès lors à peu près à la persécution ^, qui, en Orient, sous le grossier Galère et le licencieux Maximin, prit un caractère de brutalité et d'immoralité sans bornes. Un grand nombre de chrétiennes subirent le martyre La persécution pour échapper à de honteuses propositions de leurs juges; quelques- en Orient unes se donnèrent la mort pour échapper aux ignobles attentats de leurs bourreaux ^.

On doit probablement placer à cette époque le martyre de sainte Agnès. « Agnès, dit M. Paul Allard, est une des plus gracieuses et Sainte Agnès, des j)lus poétiques figures du martyrologe chrétien ; mais c'est une de celles sur lesquelles on possède le moins de documents certains. Cependant, même en négligeant tout à fait ses Actes, qui sont postérieurs au iv* siècle, et en combinant seulement les renseignements puisés dans la tradition orale par saint Ambroise, par saint Damase et par Prudence, on arrive à se faire, croyons-nous, une idée asser nette de son histoire.

« Agnès était toute jeune, presque une enfant, quand elle fut arrêtée. Elle avait douze ou treize ans, ce qui faisait déjà à Rome l'âge nubile ^. Le dépit d'un prétendant évincé contribua-t-il à son arrestation ? On peut l'induire du récit de saint Ambroise. « Espérer me fléchir, disait-elle, "serait faire injure à mon divin époux. Périsse ce corps, qui peut, malgré moi, être aimé par des yeux charnels! » On essaya de la torture. « Elle se tenait debout, intrépide dans son fier courage, et offrant volontiers ses membres aux durs tourments. » interrogatoire. Un supplice plus horrible lui fut proposé. « J'exposerai ta pudeur

Son arrestation.

Son

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